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Le séminaire de Malaga en Espagne accueillera en novembre un congrès de théologiens panthéistes

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Que faire des séminaires vides et des bâtiments religieux où meurent des congrégations religieuses à l’agonie ? La réponse apportée par le diocèse de Malaga, dans le sud de l’Espagne, est symbolique de ces temps de déclin de la foi. Il a accepté de mettre le séminaire diocésain de la ville à la disposition d’un groupement de communautés chrétiennes hétérodoxes qui y organiseront leur XVIIIe Semaine andalouse de théologie. Parmi les principaux intervenants, il en est deux au moins qui sont des hérétiques et même des panthéistes patentés. Etre officiellement taxé d’hérésie n’est pourtant pas si aisé par les temps qui courent.
 

Des hérétiques enseigneront dans les murs du séminaire de Malaga en Espagne

 
L’un des intéressés est le théologien arien Juan José Tamayo. Alors qu’on peut légitimement arguer que bien des catholiques aujourd’hui versent déjà plus ou moins consciemment dans une forme d’arianisme moderne, lui la revendique. La Conférence épiscopale d’Espagne a eu l’occasion de publier une note sur l’un de ses ouvrages qu’il a condamné clairement :
 
« L’apport de l’auteur n’est autre qu’une version rénovée de l’antique erreur arienne : négation de la divinité de Jésus-Christ, présentation de Jésus comme simple être humain, négation du caractère historique et réel de la Résurrection, et de son caractère de donnée fondamentale de la foi chrétienne. Les conclusions auxquelles parvient Don Juan José Tamayo Acosta sont incompatibles avec la foi catholique. »
 
Mais le théologien va beaucoup plus loin. Il est surtout, aujourd’hui, parfaitement en phase avec le syncrétisme panthéiste qui est la marque du relativisme et du rejet de Dieu actuels.
 

Un congrès de théologiens panthéistes se tiendra en novembre grâce au diocèse

 
Sa conférence est annoncée en termes on ne peut plus clairs : « Vers un nouveau temps de synthèse : Dieu, Terre, Etre Humain. » Avec cette explication : « Avoir la sage audace de changer de direction et de se tourner vers un nouveau paradigme de relations positives avec la nature, de considérer la Terre comme Gaïa, et que les êtres humains soient organisés en démocratie socio-cosmique. Alors on pourra inaugurer une nouvelle espérance pour la planète Terre et un Nouvel ordre mondial. »
 
Quant à José Arregi, ancien frère et prêtre franciscain, qui proclame lui-même son éloignement par rapport à la foi catholique, il s’exprimera sur le thème « La terre est de Dieu ». Il verse lui aussi dans l’adulation de la nature, comme l’indique le résumé de présentation : « Construire un développement avec la Nature et jamais contre elle. Faisons la paix avec la Terre et pas seulement une trêve. Signons avec elle une alliance de fraternité-sororité et de respect. Et nous sentir imbus de l’Esprit qui pénètre tout et de cet Amour qui remue le ciel, tout l’Univers et aussi nos cœurs. »
 
Arregi a décidé d’abandonner le sacerdoce en 2010, peu après s’être reconnu hérétique et sous le coup d’une assignation au silence par son évêque.
 
Ce sont ces hommes qui vont exprimer leurs erreurs funestes, leur fausse doctrine qui a pour but et pour effet d’éloigner les âmes de la foi et du salut, dans le cadre d’un séminaire catholique et avec la bénédiction du diocèse. Cela est tout sauf anodin.
 

Anne Dolhein