La proposition de loi sur l’euthanasie, dite sur « l’aide à mourir », a été rejetée une nouvelle fois par le Sénat. Les sénateurs ont d’abord rejeté l’article 2, cœur du texte, qui consacrait le principe du geste létal en fin de vie. En conséquence, les rapporteurs LR du texte ont proposé des amendements de suppression des articles suivants, qui n’auraient pas été applicables sans l’article 2 ; ces amendements ont été votés eux aussi.
On pourrait croire à une victoire contre l’euthanasie, mais le fait est que le texte particulièrement dur issu de l’Assemblée reste aujourd’hui la base des discussions. Une commission mixte paritaire, souhaitée par le ministre chargé des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, devrait se réunir pour trouver un accord entre les deux chambres, après quoi le dernier mot pourrait revenir à l’Assemblée nationale.
Le gouvernement veut toujours une adoption du texte avant l’été, mais nombreux sont ceux qui espèrent qu’il ne passera pas en force, et appellent éventuellement à un référendum. Le sénateur Emmanuel Capus, Horizons donc pourtant dans la coalition gouvernementale, a ainsi déclaré : « Cela rappelle que la population est elle-même divisée sur le sujet. Le Sénat est à l’image de la population. J’espère que le gouvernement n’essaiera pas de passer en force, en fin de mandature, un texte qui divise. »
Dans le même temps, le Sénat a définitivement adopté le texte sur les soins palliatifs, dans les mêmes termes que l’Assemblée. Il ne reste qu’à le promulguer.











