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Sinead O’Connor : pourquoi la chanteuse convertie à l’islam hait les Blancs

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Depuis trente ans, la chanteuse irlandaise Sinead O’Connor a vendu des millions de disques et défrayé la chronique : elle hait sa mère et l’Eglise catholique. Aujourd’hui convertie à l’islam, elle hait « les Blancs » en prime. C’est un cas d’école de la pensée par tweet.
Les Blancs, dans son esprit, ce sont ceux qui ne sont pas convertis à l’islam.
(« comme on appelle les non-musulmans »). Elle est formelle : « Je ne repasserai plus jamais de temps avec des Blancs. Pas même une seconde, pour quelque raison que ce soit. Ils sont dégoûtants ».
 

Sinead O’Connor entre torture, terreur et folie

 
Sinead O’Connor a toujours eu des sentiments tranchés, en même temps qu’elle se cherchait. Elle hait sa mère qui s’est séparée de son père quand elle avait huit ans. Elle l’accuse d’avoir « bousillé » sa « sexualité » en « torturant » son sexe et en lui « crachant dessus ». L’accusée étant morte dans un accident de voiture, seule l’accusation demeure. Envoyée en pension chez les bonnes soeurs, Sinead O’Connor y a vécu, dit-elle dans la « panique, la terreur et la souffrance ». Plus tard, tout en vendant de la pop, en multipliant les mariages et en insultant Jean-Paul II, elle essaiera assez souvent de se suicider, se droguera, postera sur Facebook des textes pleins de malaise, de solitude, de folie.
 

Pourquoi la chanteuse s’est convertie à l’islam

 
En octobre 2018, elle s’est convertie à l’islam, pose avec un hijab et prend le nom de Chouhada David. Chouahada est le nom donné aux « combattants martyrs » de l’islam. Sinead O’Connor, baptisée catholique, s’était convertie une première fois par haine de l’Eglise à l’errance et à la confusion communes à son statut de chanteuse pop, la voilà maintenant convertie à un islam rigoriste qui lui fait considérer l’Occident, « les Blancs », avec un dégoût puritain. La voilà fanatiquement rassurée, son voile la protège de la promiscuité de la vie. Evidemment, cette conversion est une rupture totale et dramatique avec le politiquement correct qu’elle incarnait. Elle en souffre sans que cela entame son fanatisme : « Je suis terriblement désolée. Ce que je vais dire est quelque chose de si raciste que je n’aurais jamais cru que mon âme puisse le sentir ».
 

Elle hait les Blancs, hait sa mère, se hait elle-même

 
C’est en cela que les déclaration de cette grosse chanteuse pop méritent l’attention : l’errance et la confusion l’ont menée à un tel besoin de paix par la soumission qu’elle a trouvé dans le cimeterre de quoi la protéger du nihilisme désolant de l’Occident déchristianisé. Elle trouve la paix dans le sectarisme radical, accusant au passage Trump de « cracher des saletés sataniques », car l’islam est compatible avec le gauchisme bébête.
Cependant ses fans sont choqués. Ils essaient de lui faire la leçon. Rien ne justifie le racisme. On ne doit juger personne sur sa religion ou sa couleur. Il faut accepter, respecter, non rejeter. Etc, etc. Ils lui envoient des tweet comme on parle à un enfant gâté très aimé qui vient de faire une énorme bêtise. Sinead O’Connor est l’image de l’Irlande elle-même, elle abandonne son identité, apprend la haine du catholicisme dont elle est issue, la haine de soi-même, et pour finir la haine de ses semblables, regroupés sous le nom de « Blancs ».
 
Pauline Mille