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Action/Fantastique Suicide Squad ♥


 
Suicide Squad, soit l’escadron-suicide en français, relate la fondation et la première aventure d’une équipe d’intervention d’urgence très particulière : elle est composée de dangereux criminels, possédant pour certains des pouvoirs paranormaux. Le film se place exclusivement sous l’angle de la transposition fidèle, dans l’esprit, d’une bande-dessinée américain et, chose rare au fond, y réussit. Le comics Suicide Squad se situe en marge de l’univers du célèbre homme chauve-souris Batman. En tant que tel, le Suicide Squad n’est pas très connu en France ; par contre les familiers de l’univers de Batman suivront sans peine. Ils retrouveront en particulier avec plaisir la fiancée du Joker, le docteur Harley Quinn, son ancienne psychiatre de référence à l’Asile d’Arkham à Gotham-City, personne extravagante, folle, membre donc du Suicide Squad. En tant que personnage secondaire de l’intrigue, le Joker, le clown-fou psychopathe ennemi principal de Batman, est présent lui aussi ; il est particulièrement bien interprété dans Suicide Squad. Quant à Batman, il ne fait que de très courtes apparitions ; comme il n’est absolument pas le sujet du film, c’est très bien ainsi.
 

Suicide Squad : pour un public fort restreint d’amateurs éclairés

 
Le scénario et les personnages sont parfaitement extravagants, comme ils doivent l’être dans ce film. Pratiquement tous les personnages possèdent, dans leurs caractères si particuliers sinon aberrants, une forme de densité qui leur permet d’exister, du moins pour la grande majorité d’entre eux. L’Enchanteresse, une divinité méso-américaine millénaire, en fait une extraterrestre aux pouvoirs paranormaux très développés, a été libérée par une archéologue imprudente ; elle habite depuis son corps, suivant une forme de possession. Pressentie initialement comme élément-clef du Suicide Squad, elle a réussi, de façon du reste relativement prévisible, à échapper à tout contrôle ; elle en a profité pour libérer son frère, un monstre plus puissant qu’elle. Elle ravage en sa compagnie la ville centrale – et fictive – des Etats-Unis, Midway-City, en attendant d’asservir ou, selon ses humeurs, détruire l’humanité. L’équipe du Suicide Squad a donc pour mission de la neutraliser, mission sinon totalement impossible, du moins suicidaire, justifiant son nom.
 
L’intrigue est bien construite, présente un minimum les personnages, sans tomber dans l’exposé didactique cassant le rythme ; les nombreux rebondissements maintiennent constamment l’intérêt du spectateur.
 
Le spectateur, intéressé par le sujet, connaisseur de cet univers de comics, peut passer un fort bon moment de distraction pure. La limite majeure du film est, que dans son genre particulier de film de superhéros, il ne s’adresse à un public fort restreint d’amateurs éclairés.
 

Hector JOVIEN

 
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