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La population active augmente de 1,5 % en Suisse, le chômage baisse

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Tout va bien en Suisse où la population active a augmenté de 1,5 % au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2014, tandis que le nombre de chômeurs à baissé de 9.000 personnes et que le taux de chômage global se situe désormais à 4,2 %. C’est une pierre dans le jardin de ceux qui prétendent que le travail est une denrée limitée qu’il faut partager parmi ses bénéficiaires – cette « solution » socialiste qui dicte la politique des 35 heures et autres contraintes pesant sur l’emploi.
 
La Suisse compte désormais près de 5 millions de personnes au travail : 4,977 millions exactement qui ont effectivement un emploi, soit 1,2 % de plus chez les hommes et 1,9 % de plus chez les femmes par rapport à l’an dernier. Si le nombre d’étrangers a le plus fortement progressé – 1,9 % de plus – l’immigration n’est pas la cause de cette embellie d’une situation déjà favorable (comme nous le verrons plus loin), et la main d’œuvre suisse a progressé quant à elle de 1,4 %. La progression est encore plus forte pour les frontaliers : + 2,4 %.
 

Ce n’est pas la répartition du travail qui fait baisser le chômage en Suisse

 
La Suisse compte désormais 1,494 millions de travailleurs étrangers, pour 3,482 millions de Suisses, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle et en dit long sur les conséquences d’une natalité déprimée. Mais en attendant on voit que l’emploi peut créer l’emploi…
 
Autre ombre au tableau : il y a plus d’actifs à temps partiel qui le sont contre leur gré, puisqu’ils souhaiteraient occuper un emploi à temps plein : 343.000 personnes aimeraient travailler davantage, elles représentent 7,2 % de la population active contre 6,5 % au cours de la même période en 2014.
 
Mais le chômage, lui, est en baisse : seules 200.000 personnes étaient en recherche d’emploi à la fin juin 2015, chômeurs au sens du Bureau international du travail. Cela représente 4,2 % de la population active contre 4,4 % à la fin de juin 2014. L’Union européenne compte aujourd’hui en moyenne 9,5 % de chômeurs (et la France, davantage). Le chômage des jeunes (15 à 24 ans) en Suisse est également plus bas que chez ses voisins : il est passé de 7,7 % en juin 2014 à 6,5 % en juin 2015. Petite progression aussi pour les 50 à 64 ans : le chômage est exceptionnellement bas dans cette catégorie, passant de 3,9 à 3,5 %.
 

La population active a augmenté de 1,5 %, le chômage est plus important chez les étrangers

 
On notera que le chômage est quasiment inexistant chez les Suisses : il est passé de 3,2 à 2,8 %, alors qu’il a légèrement monté chez les étrangers (de 7,9 % à 8 %). Pour les Suisses autochtones on arrive très largement en-deçà du taux de chômage « incompressible » que le BIT évalue à 5 % – un taux manifestement surévalué si l’on tient compte de la situation suisse actuelle.
 
Pour finir, il faut souligner plusieurs facteurs qui rendent cette situation possible. Fort d’un peuple travailleur, la Suisse offre de bien meilleurs revenus que ses voisins et un excellent niveau de vie, dans le cadre d’une souveraineté mieux défendue qu’ailleurs et sans l’écueil d’une lourde fiscalité ou d’une monnaie unique. Le travail manuel et l’apprentissage y sont à l’honneur, au service d’un travail de qualité qui favorise les exportations alors même que le franc suisse a pris de la valeur au cours des dernières années.
 

Anne Dolhein