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Les Suisses refusent un système d’assurance-maladie public

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Par 61,8%, les Suisses ont refusé, dimanche, à l’occasion d’un referendum organisé à la demande des opposants à l’actuel système, de nationaliser leur système d’assurance-maladie au profit du public.
 
Pour être adopté, le texte devait obtenir une double majorité : la majorité des votants et la majorité des vingt-six cantons composant la Suisse. Aucune des deux n’a été atteinte.
 
La caisse unique aurait remplacé la soixantaine de caisses d’assurance-maladie privées, que la gauche accuse de coûter trop cher aux assurés. On peut comprendre les Suisses : l’actuel système est bénéficiaire. Et nos voisins n’ont pas eu à regarder bien loin pour s’apercevoir qu’il n’en serait pas de même avec une caisse maladie unique.
 

Système d’assurance-maladie en bonne santé

 
Les compagnies d’assurance privées se sont bien évidemment félicitées de ce résultat, l’organisation Association Suisse d’Assurances (ASA) précisant que le système de santé suisse est l’un des meilleurs et des plus performants au monde. Mais elles n’étaient pas les seules : le gouvernement, qui était très opposé à un tel projet, a lui aussi applaudi ce refus.
« Nous n’avons pas de déficit en Suisse, c’est un système en bonne santé. Bien sûr, on peut critiquer un manque de transparence chez certains assureurs, mais un système contrôlé par l’État ne résoudrait pas de tels problèmes », a déclaré Ivan Slatkine, l’un des responsables du parti libéral.