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Le billet
Tamia, Tic et Tac, maladie de Lyme, Blanche Neige, principe de précaution et mondialisme

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Le tamia est un animal éminemment positif : à preuve, Disney l’a pris pour modèle de Tic et Tac et associé à Blanche Neige. Mais, en l’important en dépit du principe de précaution, on a causé l’explosion de la maladie de Lyme. Ce pourrait être l’emblème du mondialisme.
 
Il y en a plus de vingt variétés de ces rongeurs de la famille de l’écureuil de par le monde. Les zoologues en leur latin ont qualifié deux d’entre elles de « speciosa », qu’on peut traduire par charmante et une d’« amoena », amène. C’est dire si le tamia est mignon, et si l’enfant qui sommeille en chacun de nous lui donne le Bon Dieu sans confession, le droit de se promener ici et là sans le soumettre au principe de précaution.
 

Tic et Tac chez Blanche Neige, ou l’anachronisme du tamia

 
C’est l’animal non aversif par excellence, avec ses grands yeux et sa petite voix, le contraire du crocodile ou du scorpion dans l’anthropomorphisme naïf qui fonde le mondialisme et sa morale. On comprend que Disney l’ait pris pour modèle de Tic et Tac. Il a fait plus, il l’a intégré dans la théorie d’animaux des bois qui suit Blanche Neige, telle une traîne de mariée animée, enchantée par sa grâce. Ici le tamia révèle une autre caractéristique du mondialisme, il est propre à brouiller les temps et les lieux, mélanger les cultures : car dans l’Europe médiévale où l’histoire de Blanche Neige est censée se passer, il n’y avait pas plus de tamias de Californie que de haricots ou de tomates.
 

Le tamia de Sibérie vecteur de la maladie de Lyme

 
De même n’y avait-il pas de tamias de Sibérie dans nos contrées voilà cinquante ans, ils demeuraient alors dans leur Sibérie natale, à la plus grande satisfaction de tous. De tous ? Non : les importateurs de tamias ont jugé qu’on ne pouvait priver les enfants d’Europe occidentale nourris de Disney de ces portraits de Tic et Tac, et on les a vus arriver au quai aux fleurs puis dans de petites cages familiales, de Romorantin à Vandœuvre. Las, le cœur des humains varie, et après quelques mois de cajoleries, beaucoup de tamias ayant lassé leurs hôtes ont été abandonnés aux vacances dans nos forêts, comme de vulgaires chiens et chats. Ils s’y sont plus et multipliés, et par endroits en ont chassé notre écureuil roux ordinaire. La SPA et la LICRA ont fermé les yeux, le grand remplacement n’est pas un péché, même chez les écureuils. Ce n’est pas tout. Ils se défendent mal contre nos tiques, dont ils sont infestés, et sont souvent infectés par la maladie de Lyme. Notamment en forêt de Sénart, près de Paris, l’Inra, le muséum d’histoire naturelle et l’institut Pasteur l’ont établi : ces gentilles petites bestioles descendantes de celles qu’ont abandonnées les enfants du baby boom collent la maladie de Lyme aux gamins de la crise.
 

Le principe de précaution interdit l’immigration animale

 
Telle est la loi de Dame Nature, comme on disait dans les documentaires de Disney. Dura Lex, sed Lex. C’est le fruit amer de l’immigration sauvage. Quand un être vivant se trouve extrait de son biotope naturel, ça ne donne pas de bons résultats. On l’a vu avec les algues, la caulerpa, les insectes, le frelon asiatique et maintenant la pyrale du buis qui bouffe toute la topiaire de France et de Navarre, les poissons, avec la rascasse lion qui submerge la Martinique, ou les arbres, avec l’odieux robinier faux acacia qui envahit nos lisières et en chasse les cèpes.
 

Comment le mondialisme euphémise l’invasion

 
Bizarrement, le principe de précaution que brandissent en toute occasion les écologistes ne s’applique pas à l’homme : le mondialisme ouvre sans restriction les frontières à l’immigration, sans craindre les effets secondaires que la sociologie prévoit par analogie avec l’éthologie. On interdit le transport de plantes, on ferme les frontières aux chiens sans certificats, mais on les ouvre aux sans papiers. La gentille image anthropomorphe de Tic et Tac masque non seulement l’action réelle du tamia de Sibérie, mais tous les dérèglements de l’immigration et la nature catastrophique de celle-ci. Voilà pourquoi le tamia devrait être la mascotte, l’animal emblématique, du mondialisme : avec lui, les belles histoires disneyennes nous distraient de la réalité.
 

Pauline Mille

 
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