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Texas : Mahomet et la fusillade

Texas : Mahomet et la fusillade
 
Deux hommes ont ouvert le feu dimanche soir au Texas, à l’occasion d’un concours de caricatures sur le « prophète » Mahomet, avant d’être abattus par la police. Hormis une blessure à la jambe d’un policier, la fusillade n’a pas fait d’autres victimes.
 

Tintin en Amérique

 
L’échange de coups de feu, à l’arme automatique, s’est produit à Garland, dans la banlieue de Dallas, sur le parking du Curtis Culwell Center où se tenait, en présence notamment de l’homme politique néerlandais Geert Wilders, fondateur du Parti pour la Liberté, un concours de dessins sur le thème du « prophète » Mahomet, le Mohammad Art Exhibit and Contest, à l’initiative de l’American Freedom Defense Initiative (AFDI), et doté d’un prix de 10.000 dollars.
 
La police s’est refusée à tout commentaire sur les motivations des deux hommes, et n’a, pour l’heure, fourni aucun renseignement sur leur identité. « Je n’ai aucune idée de qui ils sont, si ce n’est qu’ils sont morts et dans la rue », a déclaré un porte-parole de la police de Garland. Mais le commentaire, compte tenu des circonstances, serait de toute façon superfétatoire…
 

Mahomet au Texas

 
Réagissant à cette attaque, l’American Freedom Defense Initiative a déclaré qu’elle était une étape d’une « guerre contre la liberté d’expression ».
 
Dans son discours donné avant l’attaque, Geert Wilders expliquait qu’il soutenait ce concours de caricatures comme un acte libérateur : « Notre message aujourd’hui est très simple. Nous n’autoriserons jamais la barbarie, nous n’autoriserons jamais l’islam, à nous voler notre liberté d’expression. »
 

Pourquoi faudrait-il choisir entre la caricature et la fusillade ?

 
Qu’on ne nous demande cependant pas de choisir entre l’un et l’autre. Les catholiques, s’ils suivent l’enseignement de l’Eglise, s’ils relisent par exemple l’encyclique Mirari Vos de Grégoire XVI, savent que la liberté ne consiste pas, comme l’affirment trop de nos contemporains, à penser tout, et surtout n’importe quoi. En interdisant aux autres de s’exprimer. Si vous n’êtes pas Charlie, alors vous n’êtes pas libre de vous exprimer, parce que vous êtes considéré comme un ennemi de la liberté, comme le pensent les héritiers de Saint-Just. Ce qui ne signifie nullement, comme ils pourraient être tentés de la croire, que pour n’être pas Charlie, on applaudisse les assassins.
 

François le Luc