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Tolérance à sens unique chez les étudiants américains : pour les musulmans mais pas pour la famille Trump

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La couturière de luxe Sophie Theallet a refusé d’habiller Melania Trump, l’épouse du président américain opposé à la submersion islamique. Rien qui puisse choquer les étudiants de l’Université de Wisconsin-Madison, sondés par l’association ADL (Alliance Defending Freedom, Alliance pour la défense de la liberté) : les jeunes cerveaux sont bien dressés à la tolérance à sens unique. Personne n’est vraiment surpris. Mais là où ça se corse, c’est quand les mêmes étudiants, répondant au même sondage, estiment qu’un chanteur musulman a parfaitement le droit de refuser de chanter dans une église chrétienne. Et un photographe chrétien devrait-il être autorisé à refuser de photographier un mariage homosexuel quand au Wisconsin, Amy Lawson, bloggeuse et propriétaire du site Amy Lynn Photography, conteste une loi de l’Etat obligeant tout photographe à réaliser des clichés d’un mariage homosexuel ? Sur ce sujet, les avis sont plus partagés mais une bonne partie soutient la loi. Commentaire de l’ADL : « Il semble que la liberté de vivre et de travailler selon vos convictions dépende de ce en quoi vous croyez. »
 

Le musulman peut refuser l’église, Trump ne peut refuser la mosquée

 
Rappelons que Sophie Theallet fait partie d’un groupe de couturiers qui refusent pour des raisons obstinément idéologiques d’habiller la famille de l’homme élu par ce peuple que désormais l’oligarchie juge inapte à partager la souveraineté. On compte parmi ces censeurs Zac Posen, Joseph Altuzarra, Derek Lam, Humberto Leon, Tom Ford, Christian Siriano. A l’inverse, Calvin Klein, Thom Browne, Tommy Hilfiger ou Marcus Wainwright acceptent d’habiller les infréquentables.
 
Concernant le droit du mahométan de refuser de chanter dans une église, un étudiant de Wisconsin-Madison résume l’esprit ambiant : « Ouais, si c’est contraire à ses convictions religieuses, je pense qu’il a le droit de refuser ». Globalement, ces jeunes gens refusent toute loi obligeant un chanteur – musulman en l’occurrence – à se produire dans une église. Mais les mêmes soutiennent la loi obligeant à photographier un mariage gay ou le boycott d’un président défenseur de la culture d’origine, qui refuse la soumission à la mosquée.
 

La tolérance des étudiants américains, concept à géométrie variable

 
Bref, le vaste mouvement d’individualisation forcenée, de désocialisation et de relativisme se poursuit et s’amplifie. Les universités sont les matrices historiques de la subversion et de l’application méthodiques sur les jeunes consciences des utopies de la toute-puissance de l’ego, antichambre du totalitarisme. L’année dernière, une vidéo tournée à l’Université de Washington montrait des étudiants enthousiastes à l’idée que les transgenres puissent utiliser les toilettes de leur choix : « Il faut respecter les droits de ceux qui ne se sentent pas en phase avec leur sexe biologique ». Ni doute, ni questionnement. Interrogés par Joseph Backholm, du Family Policies Institute, nos étudiants lui répondaient, avec un sens confondant de la discipline, que si ce dernier se sentait femme, « c’était très bien ainsi ». Même réponse s’il disait se sentir chinois ou n’être qu’un enfant âgé de 7 ans.
 
La nature n’existe plus, le relativisme est tout-puissant. Pas plus que la volonté populaire (on refuse d’habiller Mme Trump) ou la prééminence d’une culture et d’une foi (le christianisme en Amérique). Pire, si un élu se réclame d’une culture chrétienne et s’oppose à l’envahissement par une culture farouchement hostile et suprémaciste, le boycotter est hautement recommandable. La haine de soi prépare la soumission.
 

Matthieu Lenoir