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La fin de l’identité : des étudiants de faculté n’osent plus affirmer la vérité

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Etudiante interrogée lors de la vidéo micro-trottoir.


 
Une vidéo tournée par le Family Policy Institute (FPI) à l’université de Washington montre à quel point les étudiants américains sont atteints par le politiquement correct et le discours de l’idéologie du genre. C’est véritablement la fin de l’identité : confrontés à des affirmations manifestement fausses, ils n’osent plus répondre en vérité, craignant de porter atteinte à la liberté de leur interlocuteur ou de paraître « racistes ». « Ce serait drôle si ce n’était pas si triste », observe Claire Chrétien de LifeSiteNews.
 
La vidéo présente un micro-trottoir réalisé par Joseph Backholm, directeur du FPI, sur le campus de l’université de Washington. Il interroge successivement ses interlocuteurs sur son propre « genre », sa race, son âge et sa taille. Il plante le décor en se référant à la controverse qui fait rage actuellement aux Etats-Unis : des hommes transgenre ont-ils le droit d’utiliser les toilettes et les vestiaires des femmes ? Et vice versa ? La réponse politiquement correcte a déjà été largement dictée par les médias. Excellente mise en condition.
 

 

L’idéologie du genre abaisse la perception de la vérité

 
De fait, la plupart des étudiants interrogés affirment trouver « très bien » que les transgenre puissent utiliser les toilettes publiques de leur choix. Prévoir des vestiaires uniques permettrait même à chacun de se sentir bien partout, répond en substance un des étudiants. Il faut respecter les droits de ceux qui ne se sentent pas en phase avec leur sexe biologique : la leçon a été parfaitement apprise et retenue et les étudiants la restituent pour la plupart sans poser de questions – ni même s’en poser.
 
Joseph Backholm leur dit alors qu’il s’identifie comme femme. La plupart lui répondent que c’est très bien, que c’est son droit le plus strict et que s’il se sent bien ainsi il n’y a plus rien à dire.
 
Le jeune homme pousse ensuite la logique un peu plus loin, en affirmant qu’il est chinois. Les réactions sont un peu plus dubitatives, mais pour finir tout le monde tombe d’accord sur le fait qu’il a le droit de se sentir chinois.
 
Qu’il puisse s’imaginer dans sa tête avoir sept ans, et demander à être traité en conséquence, ne leur pose finalement pas non plus de problème. Certains affirment même son droit de s’inscrire au CP. « Qu’il en soit ainsi, oui, tant mieux pour toi » répond une étudiante en riant. Elle imagine qu’il y a certainement des « communautés » ou il serait bien accepté en fonction de son identité subjective.
 

Des étudiants prêts à accepter n’importe quelle relativisme

 
Le seul moment où la plupart des interlocuteurs calent, c’est lorsqu’il annonce qu’il fait 1,95 m alors qu’il mesure en réalité 1,80 m. Cela montre en creux à quel point la perception que peuvent avoir ces étudiants de la réalité est totalement polluée par le discours ambiant. Il ne saute pas moins à la figure que Joseph Backholm est un homme blanc mais c’est sur sa taille que les étudiants peinent à reconnaître qu’ils puisse être trompés par ce qu’il voit. L’incohérence est totale.
 
Claire Chrétien donne de nombreux exemples de personnes qui à divers degrés, ont nié leur propre identité parce qu’ils se sentent membres du sexe opposé, ou qu’ils s’identifient avec un animal, voire avec un dragon — allant jusqu’à subir ablation de nez et oreilles pour y ressembler — ou encore, parce qu’ils ont le sentiment d’avoir un autre âge que le leur. C’est le cas de Stefonknee Wolscht, ce père de famille canadien de sept enfants qui s’identifie comme une fillette de six ans.
 

La fin de l’identité – et donc de la pensée occidentale

 
A force de prendre connaissance de tels faits divers, de subir la propagande incessante des négateurs de réalité, il n’est pas si surprenant que des jeunes qui font pourtant des études supérieures soient à ce point contaminés.
 
Tout y concourt, puisque l’enseignement de la grammaire, qui en anglais comme en français fait aujourd’hui l’impasse sur le véritable sens du verbe être, et qui sème la confusion aussi bien sur les réalités auxquelles renvoient les pronoms que sur la différence entre sujet et objet, fait tout aujourd’hui pour noyer le principe d’identité et même la conscience de soi. Il est plus que jamais urgent de lire L’école des illusionnistes d’Élisabeth Nuyts. Les pauvres jeunes qui sont prêts à accepter qu’un jeune homme blanc puisse se percevoir comme une femme chinoise adulte avec un âge mental de sept ans ne sont probablement pas des idéologues mais des victimes.
 
Victimes de quoi ? De la haine de l’être.
 
Le seul remède est à l’évidence de revenir aux choses les plus concrètes, pour qu’ils cessent enfin de ne plus croire ce qu’ils voient de leurs yeux.
 

Anne Dolhein