Son violeur relâché avant terme va habiter dans sa rue

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La loi a été parfaitement respectée, les règlements appliqués à la lettre, les magistrats sont inattaquables : l’homme qui a violé la petite Karine, cinq ans au début des faits, pendant plus de deux ans au domicile de ses parents à Rennes (c’était un ami), multirécidiviste, a été condamné en 2018 à trente ans de prison et sort cette semaine, par l’effet mécanique de plusieurs dispositifs judiciaires, dont la confusion des peines. Or, non seulement il est libre, mais il va habiter chez son frère, à Rennes, où vit Karine, 28 ans aujourd’hui, et dans son quartier. Sans doute ne faut-il méconnaître in qu’un homme puisse s’amender, ni que, le malfaiteur ayant désormais 74 ans, sa « dangerosité a été réduite », comme l’écrit le juge avec ses moufles. Mais la décence et le bon sens commandaient d’éviter à la victime la menace de croiser son bourreau. Le juge, c’est une femme, le sent bien puisqu’elle écrit dans son courrier à Karine : « Un des objectifs est de ne pas demeurer sur Rennes, ce qui j’espère pourra être travaillé par les services pénitentiaires rapidement en sortie. » Ce qui se conçoit mal s’exprime horriblement : il faut changer la loi, les habitudes et le personnel judiciaire. Tout est à reprendre, bien avant l’école de la magistrature, dès le primaire.