Les opposants au wokisme sont les terroristes intérieurs selon Biden

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Dans les premières 24 heures qui ont suivi la tentative d’assassinat de Trump, le FBI a évoqué un « potentiel acte de terrorisme intérieur ». Des mots qui ont presque fait sourire, tant les quatre années du mandat de Biden ont été consacrées à circonvenir justement ces « terroristes intérieurs » dénoncés à maintes reprises, que ce soit par le Président lui-même ou par les dirigeants de ses grands organes de pouvoir. Mais, ironie du sort, leurs profils robots ressemblaient davantage à des pro-Trump…

Pendant tout le règne de Joe Biden, en effet, la menace intérieure pour la République, pour la Démocratie a été constituée de tous ceux qui s’opposaient à la ligne démocrate, à la doxa woke, que ce soit sur la question de la discrimination positive, du lobby LGBT, de l’avortement ou encore des vaccins contre le Covid… Trump lui-même n’était pas loin d’être le terroriste intérieur incarné.

L’épisode de Pennsylvanie est comme la consécration involontaire de la logorrhée progressiste.

 

Ce Blanc qui n’est pas d’accord avec le gouvernement

Kurt Mahlburg dans Mercator ne dit pas autre chose en affirmant que la tentative d’assassinat de Donald Trump n’a été que « la mise en évidence de la rhétorique d’une Maison Blanche déterminée à présenter ses opposants politiques comme une menace existentielle pour la démocratie américaine ». Pauline Mille nous parlait d’ailleurs, il y a peu, de l’intense climat de haine et de violence entretenu autour de Trump par tous les médias mainstream… en racontant que même Biden avait dit la veille de « tirer dans le mille ».

Quel fut l’un des premiers actes du président Joe Biden au pouvoir, en 2021 ? Ce fut de demander à son équipe de sécurité nationale de mener une étude sur le terrorisme intérieur aux Etats-Unis, dont le résultat a été une brochure de 32 pages intitulée « Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme intérieur ». Eh bien, selon ce rapport, note Mercator, « les deux éléments les plus “meurtriers” du terrorisme intérieur américain étaient les suprémacistes blancs et les extrémistes antigouvernementaux ».

Pas un seul mot à propos des émeutiers Antifa et de Black Lives Matter qui avaient incendié, quelque mois plus tôt, une centaine de villes américaines, infligeant 2 milliards de dollars de dégâts matériels et causant la perte de dizaines de vies… Le seul événement inquiétant semblait demeurer le fameux assaut du 6 janvier qui vit les partisans de Trump envahir le Capitole.

 

Un paysage des menaces qui a considérablement évolué selon Biden

« Le terrorisme issu de la suprématie blanche constitue aujourd’hui la menace la plus mortelle pour la patrie » ! clamait Biden dans un discours de juin 2021 à Tulsa. Deux ans plus tard, à l’université Howard, historiquement noire, il déclarait encore que le pays continuait de se livrer à une « bataille » contre des « forces sinistres », « parce que la haine ne disparaît jamais ». La lutte contre le racisme invoquée par la gauche est une arme politique permanente.

Mais une brochure ne suffisait pas. En janvier 2022, le ministère de la Justice annonçait carrément la création d’une unité de lutte contre le terrorisme intérieur. Le procureur général adjoint Matt Olsen qui supervise la Division de la sécurité nationale disait se concentrer sur la menace des Américains « motivés par une animosité raciale ou ethnique » et sur ceux qui « ont des opinions anti-gouvernementales ou anti-autorité ».

Toujours pas de Black Lives Matter, ni de groupes terroristes étrangers tels que l’Etat islamique et Al-Qaïda ! Au contraire, il faut se rappeler, avec un article du Daily Signal, que la sénatrice démocrate Kamala Harris encourageait même les Américains à renflouer les émeutiers…

A quoi donc pouvait servir cette nouvelle unité antiterroriste si ce n’est cibler les opposants politiques, plus précisément ce que la gauche appelle « les discours de haine », matrices selon elle du « terrorisme intérieur ». Les autres manifestations qui font avancer le programme progressiste étant considérées, elles, bien évidemment, comme un discours de liberté protégé par la Constitution…

 

Le wokisme est le vrai terroriste intérieur

On l’a vu à de multiples reprises tout au long de ces quatre ans de gouvernement Biden, et l’article de Mercator le rappelle.

Lorsqu’en septembre 2021, les réunions des conseils scolaires étaient devenus des champs de batailles, à cause des questions relatives au port ou non du masque et à l’enseignement ou non de la théorie critique de la race, certains sénateurs démocrates ont suggéré que les parents (républicains) étaient des terroristes nationaux et que la Division de la sécurité nationale devait enquêter ! Biden n’a pas hésité à se joindre à l’association nationale des conseils d’école pour qualifier les protestations des parents contre l’idéologie de genre dans les écoles d’« équivalentes à une forme de terrorisme intérieur ».

Concernant les manifestants ayant participé à l’assaut du Capitole, des sénateurs démocrates se sont plaints que sur plus de 725 personnes arrêtées, aucune n’ait subi des sanctions aggravées pour « terrorisme ». Quant au port du masque, le Département de la Sécurité intérieure suggérait que les citoyens américains qui rejetaient les obligations de masques et de vaccins étaient de potentiels « extrémistes violents nationaux ».

Le plus évident réside sans doute dans le traitement réservé par le régime Biden aux opposants à la culture de mort dont certains pourrissent en prison comme des criminels. Tout récemment, deux organisations nationales pro-vie ont été répertoriées comme « organisations terroristes » lors d’un séminaire de formation à Fort Liberty (une des plus grandes bases militaires au monde). Après une diapositive sur l’Etat islamique, figurait une diapositive informant sur National Right to Life et Operation Rescue ! Devant les indignations, la division militaire a dû faire machine arrière, mais le ton était donné et l’idéologie démasquée.

 

L’éloquente tentative de Pennsylvanie

Comme l’avait noté en septembre 2022 The Spectator, c’est donc toute une partie du peuple américain que Biden a traité de terroriste depuis son accession au pouvoir.

Dans un discours prononcé à Philadelphie, la même année, il avait déclaré : « Donald Trump et les républicains MAGA représentent un extrémisme qui menace les fondements mêmes de notre république. (…) Les forces MAGA sont déterminées à faire reculer ce pays – vers une Amérique où il n’y a pas de droit de choisir, pas de droit à la vie privée, pas de droit à la contraception, pas de droit d’épouser celui qu’on aime. »

Ainsi, tout discours qui n’est pas de gauche est de la désinformation, quand ce n’est pas de la haine, et c’est de toute façon un recul (du sens de l’histoire). Le progressisme est intrinsèquement intolérant.

Et ses seuls ennemis d’Etat sont les opposants à sa doxa idéologique, qu’importe que les dangers plus réels soient laissés de côté. Ce sont eux qui sont menacés. Ce sont eux qui sont emprisonnés. Ce sont eux qui manquent d’être tués.

 

Clémentine Jallais