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La CPAC (Conservative Political Action Conference) victime d’un détournement par le lobby gay


 
On a beaucoup parlé de la conférence de Marion Maréchal Le Pen à Washington DC devant la CPAC 2018, la Conférence pour l’action politique conservatrice organisée par l’American Conservative Union. Mais indépendamment de ce retour en politique (si c’en est un) l’événement n’est sans doute pas tellement connu en France, et il n’est pas inutile d’en donner le contexte. Celui-ci ne change rien à la prestation de cette brillante jeune femme française, mais il montre jusqu’où va le lobby LGBT pour peser sur la vie politique des nations. Pour Doug Mainwaring, en effet – un homme courageusement revenu du « style de vie gay », aujourd’hui collaborateur du site pro-vie et pro-famille LifeSiteNews – il ne fait pas de doute qu’il y a eu depuis près d’une décennie au moins un « détournement » de la CPAC par le lobby gay.
 
Doug Mainwaring s’y est rendu pour la première fois il y a près de 10 ans : à l’époque, il était dans sa phase « gay » lui-même en même temps qu’il venait de participer à la fondation de la section de Washington du mouvement des « Tea Parties », qui allait prendre un tel essor : le « National Capital Tea Party Patriots ». Il sortait à ce moment-là avec le cousin d’une des trois étoiles montantes conservatrices à la Chambre des représentants : Eric Cantor, Kevin McCarthy et Paul Ryan.
 

Le détournement de la Conservative Political Action Conference par le lobby gay

 
A peine fût-il entré dans les salles d’hôtel où se déroulait la CPAC, raconte Mainwaring, son « gadar » – le radar des gays, « ce mystérieux instrument intérieur qui donne à un homosexuel la certitude de la présence d’autres gays – s’est mis à fonctionner tous azimuts. Sentiment au moins partiellement confirmé lorsqu’il vit au programme, parmi les exposants, un groupe de conservateurs lesbiennes et gays nommé GOProud.
 
Depuis lors, Doug Mainwaring, avec son expérience de la vie politique américaine et son passé gay, a acquis la conviction que la CPAC, du moins quand on s’approche assez près pour bien voir, n’est pas une véritable entreprise conservatrice, loin s’en faut.
 
Ce qui semble confirmé par les faits… Pour l’édition 2018, CPAC a ainsi mis fin à l’accueil d’un groupe pro-famille parmi ses exposants : MassResistance a vu sa demande refusée, tandis que le groupe pro-LGBT, Log Cabin Republicans, renouvelait sa présence.
 
Pour Brian Camenker, fondateur de MassResistance, le fait que la CPAC se définisse comme « conservatrice » est « trompeur ». « De même que la direction de l’“establishment” du “Grand Old Party”, ces dernières années la CPAC s’est davantage tournée vers les libertariens, et elle devenue davantage pro-LGBT – et quasiment aucun mouvement pro-famille n’y a eu de stand ni n’a soutenu l’événement. Cela me semble coller avec l’assistance : la moitié à peu près a entre 18 et 24 ans, et ce sont clairement des produits de la culture moderne. »
 

La CPAC rassemble des jeunes de 18-24 ans fascinés par l’erreur libertarienne

 
Doug Mainwaring confirme. Pour lui l’échange des « valeurs conservatrices » contre un « libertarianisme sans valeurs » ne devrait être une surprise pour personne : « C’est une trajectoire dans laquelle la CPAC s’est engagée il y a des années. »
 
Et de souligner que Ron Paul y a toujours tenu le beau rôle, notamment parce que les membres de The Paul Campaign faisaient ce qu’il fallait pour faire venir des jeunes en âge d’être étudiants, « ceux qui sont les plus ouverts aux idées libertariennes ». C’est l’individualisme qui domine alors, saine réaction au progressisme sans doute, mais qui en pratique, dans la logique libertarienne signifie avant tout « la liberté d’être égoïste, et le droit de participer sans culpabilité à la révolution sexuelle qui continue ».
 
Et donc, si Mainwaring était heureux de voir la proportion de jeunes à sa « première » CPAC, il comprend maintenant que leur présence a facilité l’arrachage de l’événement à ses points de repère conservateurs. Le président Matt Schlapp s’est encore réjoui cette année du fait que 50 % de l’assistance est d’âge étudiant, ou plus jeune : « Nous attirons de nouvelles têtes et de nouvelles voix. »
 
« Mais à quel prix ? », demande Mainwaring. « Qui enseigne, qui forme, qui dirige qui, en réalité ? »
 

A la CPAC, le lobby gay est bien plus visible que les militants pro-famille

 
Ainsi la défense du mariage vrai et des structures familiales, « le socle des valeurs sociales conservatrices », est bien moins au premier plan de la politique de la CPAC qu’elle ne l’a été naguère, tandis que l’idéologie LGBT s’y est « fermement installée ». « CPAC a été récupérée. Elle a fait l’objet d’une OPA hostile, en douce », constate le journaliste.
 
Pour lui-même, la suite s’est soldée par une prise de conscience. Dans un premier temps, lui le chrétien non-pratiquant, à mille lieues de la mise en pratique de sa foi, a physiquement ressenti l’absence de Dieu dans les bureaux du groupe libertarien The Cato Institute à Washington, où il avait été invité par Ed Crane, son président. « Un coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour me remettre sur le chemin du retour vers l’Eglise catholique. J’ai rejeté le libertarianisme ce jour-là, une fois pour toutes ».
 
Peu à peu, Mainwaring, qui était sur le chemin de la conversion, apprenant d’abord à vivre dans la chasteté avant de recoller – de manière providentielle – les morceaux de son mariage avec la femme dont il s’était séparé, se rendit compte que les lobbies gays comme GOProud ou Log Cabin Republicans ne pouvaient être des groupes conservateurs. « S’ils l’avaient été, ils se seraient fermement opposés au mariage gay », constatait-il. Ils l’ont au contraire promu.
 
Doug Mainwaring a retrouvé la communion avec l’Eglise catholique en mai 2013. C’est un homme remarquable et émouvant, prêt à témoigner avec sincérité et sans emphase de son retour au droit chemin, avec la grâce de Dieu. Le monde gay, il l’a connu de l’intérieur, il l’a vécu… et il a su en sortir.
 
Conclusion : « Depuis lors, je suis devenu un militant pour le mariage et pour les droits des enfants. Alors cela m’attriste de voir que cette CPAC qui jadis déployait fièrement les couleurs rouge, blanc et bleu affiche aujourd’hui les couleurs tape-à-l’œil de l’arc-en-ciel, à proportions égales. Alors que je me sentais chez moi à la CPAC quand j’étais gay, je crois que je m’y sentirais étranger aujourd’hui. »
 

Jeanne Smits

 
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