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L’administration Obama avait bien mis sur écoutes les conversations de Donald Trump avec son chef de campagne Paul Manafort

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Certes, quand CNN, un média très anti-Trump, reconnaît que Paul Manafort avait été mis sur écoutes avant et après les élections par l’administration Obama, cela ne confirme pas encore complètement les accusations formulées sur Twitter en mars par le nouveau président américain : « Terrible ! Viens de découvrir qu’Obama m’avait mis sur écoutes dans la Trump Tower juste avant la victoire. Rien trouvé. C’est du maccarthysme ! »
 

Les conversations entre Paul Manafort et Donald Trump étaient bien sur écoutes, sans doute aussi dans la Trump Tower

 
Mais il n’empêche qu’en mettant sur écoutes celui qui a été directeur de campagne de Donald Trump de juin à août 2016 et qui a entretenu des contacts avec Donald Trump avant et après cette période, les enquêteurs du FBI ont très vraisemblablement été amenés à écouter ses conversations avec Donald Trump. Et si Manafort avait une résidence à la Trump Tower et y a eu des réunions de campagne en présence de Donald Trump, on peut supposer, même si CNN affirme que ce n’est pas prouvé, que des écoutes avaient été placées dans ce fameux gratte-ciel.
 

L’ancien directeur du FBI James Clapper et le porte-parole de Barack Obama Kevin Lewis ont menti !

 
Ce qui est certain, comme l’affirme entre autres The New American, c’est que le directeur du FBI James Clapper mentait effrontément quand il jurait ses grands dieux sur la chaîne NBC en mars qu’il n’y avait eu aucune surveillance par les services de sécurité américains de Donald Trump ou de sa campagne avant et après son élection. Ce qui est certain aussi, mais cela on le savait déjà, c’est que le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, mentait quand il affirmait, en réponse aux accusations du président Donald Trump, que sous l’administration Obama aucun membre de la Maison Blanche ni le président lui-même n’avait jamais ordonné la mise sous surveillance d’un citoyen américain.
 
Indépendamment de ces mensonges aujourd’hui mis à nu, on peut encore se demander si la mise sur écoutes de Paul Manafort se justifiait. Si le directeur de campagne de Donald Trump avait dû présenter sa démission en août 2016, c’est à cause d’une affaire concernant son activité de lobbying et de conseil pour l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovytch, qui était soutenu par Vladimir Poutine. Mais Manafort est aussi soupçonné dans le cadre de l’enquête sur les ingérences russes dans les élections présidentielles américaines, et c’est à ce titre qu’il avait été mis sur écoutes.
 
Il est toutefois permis de douter de l’impartialité et de la fiabilité du conseiller spécial Robert Mueller chargé de superviser cette enquête. En tant que directeur du FBI, Mueller s’était vu confier une mission de confiance très spéciale en Russie par la secrétaire d’État… Hillary Clinton. Même si c’est une histoire plus ancienne, il est aussi accusé d’avoir activement contribué, sur ordre de l’administration de George W. Bush, à bloquer l’enquête sur les liens présumés entre les terroristes du 11 septembre 2001 et l’Arabie saoudite.
 
Quoi qu’il en soit, les médias américains mais aussi français qui s’étaient moqués des accusations de Donald Trump à l’égard de l’administration du président précédent avaient tout faux. Comme trop souvent malheureusement.
 

Olivier Bault