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Racisme au Brésil : le métissage mondialiste produit une société de castes

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Malgré l’image publicitaire qu’elle tente de donner d’elle à travers les publicités festives, la société du Brésil est en proie au racisme. Chaque nuance de peau y signale une caste sociale. Ce résultat, qu’a produit le métissage, préfigure la planète mondialiste de demain.
 
Finis la samba, le carnaval, les cariocas, les photos de rêve de footballeurs artistes et de danseuses court vêtues, blondes ou crépues, s’envolant d’un même élan sur les plages de sable fin : aujourd’hui lundi, à l’occasion de la journée de la conscience noire, l’institut brésilien de géographie et statistiques a sorti de ses tiroirs les chiffres qui établissent le racisme d’un pays dur aux plus faibles : la fête est finie, place à la description d’une société cloisonnée en castes.
 

Racisme au Brésil : le peuple préfère le blanc

 
C’est l’argent qui sert de thermomètre au phénomène. Parmi les 10 % des personnes les plus riches au Brésil, 70 % sont blanches, alors que 74 % des noirs font partie des 10 % les plus pauvres. Et, alors que les noirs et métis foncés forment 54 % de la population, ils n’occupent que 5 % des postes d’encadrement.
 
Il en va de même pour les images qui règnent sur la rue et gouvernent les têtes : dans la publicité, les mannequins de couleur sont relativement rares, et les Noirs n’occupent pas dans les médias une place correspondant à leur nombre dans la population. L’idéal d’une société où chacun a une conscience aigüe de sa couleur de peau et de celle de son voisin demeure le blanc, même si des campagnes politiques sont lancées par la gauche pour faire honte aux Blancs et modifier le regard des Noirs et métis. Cela produit des petits scandales. Vient par exemple de se lancer une marque de papier hygiénique noir, sous le slogan : Black is beautiful. Tollé ! La campagne de publicité a dû être annulée, et l’actrice, blanche, qui posait nue enroulée dans le papier hygiénique noir a fait repentance sur Twitter.
 

Une société stratifiée en dépit ou à cause du métissage

 
Les procédé de police contre les déviants et les contrevenants sont les mêmes que chez nous. La semaine dernière, le présentateur d’un journal de télévision très connu au Brésil a été suspendu de ses fonctions. Motif, gêné par un bruit, il avait lancé par réflexe, avant d’être à l’antenne, mais alors que la caméra tournait déjà : « Ca, c’est un truc de Noir ». Cela montre que la parole est plus spontanée au Brésil (ce type de propos est autocensuré en France), mais la répression comparable.
 
Contre le racisme et les inégalités, on utilise au Brésil la même panoplie que partout ailleurs dans le monde. La discrimination positive en fait partie. C’est grâce à des quotas que la proportion de Noirs et métis foncés à l’université est passée en quinze ans de 8 % à 27 %. Mais cela n’empêche pas qu’à diplôme universitaire et qualification égaux, les Noirs gagnent 29 % de moins que les Blancs. Petite griotte sur le gâteau : la différence entre les Noires et les Blanches n’est que de 27 %, ce qui suggère à la fois un préjugé sexiste chez le recruteur (blanc) et une sororité entre femmes face à la discrimination : en d’autres termes, le groupe principalement défavorisé (pour cause de racisme) est celui des Noirs, mais, en harmonique, celui des femmes (pour cause de sexisme) est lui aussi défavorisé, et doit unir ses luttes, selon la vision trotskiste de l’univers, à celui des Noirs.
 

L’idéologie mondialiste produit la haine du Blanc

 
Pour résumer le racisme dominant dans la société brésilienne et le combattre, l’ONG IDBR (identités du Brésil) a lancé une vidéo intitulée « jeu du privilège blanc » qui a été vue par un million deux cent mille internautes sur Facebook et diffusée par plusieurs émissions télévisées. Le principe du jeu est simple : tous les joueurs sont au départ sur la même ligne, et chacun doit reculer d’un pas si la réponse à une question qu’on lui pose fait apparaître une inégalité dont il est victime (à l’inverse, il avance si la même inégalité l’avantage). Ces questions regardent la condition sociale, la vie au sein de la famille, le niveau d’étude et le « racisme au quotidien ». A la fin du jeu, bien sûr, les Noirs se retrouvent tout au fond de l’aire où évoluent les joueurs. Tel était le but du jeu. Il s’agit de faire apparaître le racisme structurel de la société, comme l’explique Giovanna Freitas, professeur d’histoire à l’Université fédérale de Rio de Janeiro : « Le privilège blanc, c’est de jouir d’une série d’avantages par rapport aux autres sans s’en rendre compte ».
 

Le Brésil du métissage a ses échelles de préférences

 
Par comparaison, le privilège émirati à Doubaï, qui relègue les immigrés au rang de serfs, et le privilège Han à Pékin, qui fait des membres des minorités chinoises des citoyens de seconde zone, sont institués de manière tout à fait consciente et leurs bénéficiaires en jouissent consciemment, comme nationaux dans un cas, comme membres d’un groupe dominant dans la nation, dans l’autre. Mais les Etats-mondes comme l’est le Brésil, ou comme le sont les Etats-Unis, postulent la fin des nations et donc de la préférence, légale ou non, pour un groupe ethnique. Ils préfigurent ce que sera la société préparée par la révolution mondialiste.
 
Un destin déterminé qu’on le veuille ou non par les préjugés, car il ne faut pas croire qu’une pédagogie universitaire ou un formatage politique puisse venir à bout du sentiment des peuples. Le mythe d’Hélène la blonde guidait les eunuques ottomans dans le choix des Circassiennes pour le harem de leurs maîtres, et il n’y a pas besoin d’enseignement SS pour qu’au fond des favelas on nomme les cheveux crépus des « cheveux mauvais ».
 

La fin du « racisme » produit nécessairement les castes

 
C’est du côté de l’Inde ancienne qu’il faut se tourner pour voir à quoi ressemblera cette société mondialiste répandue par tous les continents. Quand toutes les « inégalités » entre Noirs et Blancs ici, entre nationaux et non nationaux là, seront réduites aux yeux de la police, bref, quand le racisme sera vaincu, que subsistera-t-il ? Réponse : des groupes homogènes non déterminés par leur origine ou leur culture, mais par leurs connaissances, leur fonction et leur revenu : en somme, les castes du grand empire mondialiste. Reste à savoir si les Chinois, friands d’études sur le QI, ne favoriseront pas le métissage général sauf chez eux, pour investir massivement les hautes castes de l’empire et devenir les maîtres de la gouvernance mondialiste.
 

Pauline Mille