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L’Université catholique américaine de Fordham félicite son professeur de théologie qui vient de contracter un « mariage » homosexuel

Université catholique Fordham félicite professeur théologie mariage homosexuel
 
Il n’y aura pas de sanction pour le professeur qui préside le département de théologie de l’université catholique de Fordham, aux Etats-Unis, alors qu’il vient de se « marier » avec un homme. Au contraire, l’université a félicité les « époux », présentant ses meilleurs vœux à son collaborateur et à son compagnon, un jeune pasteur anglican, chargé des enfants, de la jeunesse et du ministère de la famille pour l’Eglise épiscopale de New-York.
 
Le paradoxe a été souligné par Bob Howe, directeur de la communication de l’université jésuite dans les vœux qu’il adressait aux « mariés » : « Alors même que l’enseignement catholique ne soutient pas le mariage des personnes de même sexe, nous souhaitons au professeur Fordham et à son époux une vie riche, remplie des multiples bénédictions reçues à l’occasion de leur mariage dans l’Eglise épiscopale », a-t-il déclaré.
 

L’Université catholique de Fordham refuse de licencier le professeur de théologie homosexuel et « marié »

 
Pour justifier son refus de défendre l’enseignement de l’Eglise, l’Université catholique s’est empressée de rappeler que les employés, élèves et anciens élèves de l’Université ont « droit à la dignité humaine sans discrimination basée sur la race, la croyance, le genre ou l’orientation sexuelle ». A ce compte-là, en effet, l’enseignement de l’Eglise n’a plus la moindre existence publique. Surtout si l’on accepte de confondre les hommes et leurs actes, faisant rejaillir le respect de leur dignité vers leurs comportements.
 
Patrick Reilly, président de la Société Cardinal Newman, qui œuvre pour le maintien d’un esprit catholique dans les centaines d’universités catholiques américaines, n’a pas semblé très étonné.
 
« Une université catholique cohérente avec sa foi peut et doit imposer les valeurs morales qu’elle prône. Mais peu d’universités sont préparées à cette situation, que ce soit sur le plan de la loi ou de leur propre philosophie. Peu d’entre elles ont des normes d’emploi – je ne parle même pas d’un engagement au service des enseignements de l’Eglise – qui leur permettent de prendre la bonne décision pour se défaire d’un professeur qui aurait publiquement défié cet enseignement. C’est un double scandale, qui implique aussi bien le professeur que l’université elle-même », a-t-il déclaré au sujet de l’affaire de l’Université de Fordham.
 

L’université des Jésuites félicite son professeur pour son contre-mariage homosexuel

 
Cela dit, l’université jésuite de Fordham n’en est pas à son coup d’essai. Elle s’est déjà tristement illustrée en accueillant nombre de personnalités pro-avortement. Des positions anticatholiques donc, contre lesquelles l’Université n’a pas voulu prendre position.
 
Mais sur la question du « mariage » homosexuel, l’Université est particulièrement lâche, comparée à de nombreux autres établissements à travers les Etats-Unis.
 
Ainsi le collège « Mont de Sales » à Macon, en Géorgie, a refusé de renouveler le contrat d’un de ses professeurs qui a décidé de contracter un « mariage » homosexuel. Les médias locaux ont affirmé que ni le contrat d’embauche ni le règlement du collège n’interdisaient le « mariage » homosexuel et qu’il s’agissait donc d’un licenciement abusif. L’école et le diocèse ont tenu bon. D’autant que le règlement de toutes les facultés catholiques stipule que le licenciement peut être prononcé en cas de « délinquance morale grave et de conduite morale apportant le scandale »…
 
Tel est bien le cas de l’Université catholique de Fordham et du responsable de sa chaire de théologie qui se « marie » avec un homme.
 

Béatrice Romée