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Mariage gay : victoire des Bermudes sur l’effet cliquet et le coup d’Etat des juges

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L’archipel des Bermudes, dont la cour suprême avait autorisé le mariage gay, a voté une loi l’interdisant. C’est une victoire sur le coup d’Etat des juges et l’effet cliquet invoqué partout dans le monde pour ne pas revenir sur une loi inique imposée par la maçonnerie.
 
Depuis le tristement arrêt Gisti qui a favorisé en 1978 le lobby immigrationniste, les juges ne sont pas à un coup d’Etat près, on l’a vu en France dans l’affaire Lambert et dans tant d’autres. C’est un phénomène international, Donald Trump l’a éprouvé pour ses décrets, et les Bermudes, dans les Caraïbes, n’ont pas fait exception à la règle. Voilà six mois, relayant la propagande LGBT, la Cour suprême locale, saisie par deux homosexuels, a autorisé le mariage gay.
 

Bermudes : victoire des opposants au mariage gay

 
Mais la population ne l’entend pas de cette oreille. Comme c’est aussi le cas en Afrique, elle reste fidèle à une conception traditionnelle de la famille et des rapports entre les hommes et les femmes. Or, pour une fois, ses élites l’ont écoutée. En juin fut organisé un referendum qui rejetait par 69 % des votants le mariage gay. Quelques mois plus tard, en novembre, le parlement votait par vingt-quatre voix contre dix le Domestic Partnership Act une union civile satisfaisant les exigences des homosexuels tout en réservant le mariage proprement dit au couple hétérosexuel. La loi ne sera pas rétroactive, et les six couples qui se sont mariés depuis juin le resteront jusqu’à ce que le divorce les sépare.
 

La volonté populaire vainc l’effet cliquet et le coup d’Etat des juges

 
En somme, les représentants du peuple, faisant leur métier de représenter le peuple (pas tout à fait : le referendum recommandait aussi de refuser l’union civile), a renvoyé les juges à leur fonction, et fait cesser le coup d’Etat. Et cela malgré l’opinion du ministre de l’intérieur, Patricia Gordon-Pamplin, qui refusait de supprimer un droit qui venait d’être accordé. Et malgré la pression internationale représentée aux Bermudes par la commission des droits de l’homme et l’Alliance arc-en-ciel des Bermudes. Un avocat membre du lobby LGBT, Rod Attride-Stirling a tenté de faire honte aux députés de leur isolement : « Le fait qu’aucun pays au monde n’ait jamais fait cela devrait nous faire réfléchir. Nous aurons l’air idiot et oppressif ». Mais cela n’a pas marché, ils n’ont pas eu peur de paraître réactionnaire, et ont détruit par leur décision l’effet cliquet invoqué par tous les traîtres modérés du monde pour ne pas revenir sur une loi maçonnique qu’ils ont combattue des lèvres pour complaire à leur électorat. Ainsi Juppé, Sarkozy, Fillon, Wauquiez et toute la droite républicaine ne veulent-ils pas abroger la loi sur le mariage gay au nom de l’effet cliquet : les députés des Bermudes ont montré que ce n’est qu’un prétexte et un fantasme.
 

Pauline Mille