7 février : Saint Romuald

7 février Saint Romuald
 

Issu de la famille des ducs de Ravenne, les Onesti, Romuald naquit vers 951 ; il mena durant ses premières années une vie mondaine. Témoin vers ses 20 ans d’un duel au cours duquel son père toucha mortellement un de ses oncles, il se retira au monastère de Saint-Apollinaire de Classe pour faire pénitence en son nom, et prit l’habit bénédictin.

Désireux de mener une vie plus austère – l’ordre de saint Benoît vivait alors une décadence –, il quitta le monastère au bout de trois ans pour se faire ermite. Après plusieurs années, durant lesquelles il avait acquis une solide réputation de sainteté, et après avoir réformé plusieurs monastères, il fonda une nouvelle branche bénédictine, les Camaldules, alliant l’érémitisme avec une vie commune pour l’office divin et le travail.

Romuald jouissait du don des larmes ; il ne pouvait célébrer une messe sans pleurer. Très recherché par les puissants qui désiraient l’honorer, il se retira à la fin de sa vie dans un monastère isolé, où il mourut le 19 juin 1027. Plusieurs miracles s’étant produits sur son tombeau, il fut canonisé en 1595 par le pape Clément VIII.

Son disciple saint Pierre Damien, qui écrivit sa vie, dit de lui : « Romuald était, dans le plus intime de son être, un ascète, un moine. (…) Il nous fait penser à ces hommes qui, par la plus dure mortification et la plus sévère pénitence, donnèrent à un monde débauché de sérieux exemples pour l’amener à la réflexion et la conversion. L’exemple de sa vie fut la prédication la plus efficace. »