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Sprays de nettoyage sexistes, pires que la cigarette : les femmes qui font le ménage respirent mal  

 
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Selon une étude norvégienne les femmes qui font le ménage respirent aussi mal que si elles fumaient un paquet de cigarettes par jour. En cause, les sprays et autres produits de nettoyage dont les émanations pénètrent bronches et poumons. Les hommes ne sont pas atteints par ces produits sexistes.
 
L’étude médicale, menée par une équipe norvégienne de l’université de Bergen, a été soutenue par la Commission Européenne et d’autres organismes européens qui financent la recherche scientifique. Elle a été soumise au comité scientifique de l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine le 30 juin 2017 et acceptée le 16 février de cette année.
 
 
 

La science l’établit : les femmes qui font le ménage respirent mal

 
 
 
Elle a porté sur des cohortes statistiques situées dans divers lieux, pour un total de 6 235 participants, et sur 20 ans. Les données ont été analysées avec toutes les apparences de la rigueur scientifique. La différence entre les groupes de femmes qui ne font pas le ménage et groupes de femmes qui ne font le ménage est flagrante. Et la conclusion de cette étude est que les femmes qui font le ménage chez elles régulièrement et les femmes de ménage professionnelles respirent de plus en plus mal à mesure qu’elles inhalent les produits de nettoyage, particulièrement les sprays, ou aérosols. Cela favorise de manière très sensible l’asthme et d’autres maladies respiratoires, et peut constituer un risque à long terme pour la santé respiratoire.
 
 
 

Des sprays de nettoyage sexistes et pires que la cigarette

 
 
 
Plus précisément, le volume expiratoire maximal par seconde diminuerait de 3,9 millilitre par an pour les femmes de ménage et de 3,6 millilitres par ans pour les femmes qui font leur ménage. Des chiffres comparables à ceux que l’on observe sur les femmes qui fument un paquet de vingt cigarettes par jour.
 
Il faut noter que les sprays présumés responsables de ce déclin respiratoire n’ont, selon l’étude, aucun effet sur les hommes qui font le ménage ou les techniciens de surface. Ils sont donc sexistes, à moins qu’il n’y ait un biais quelque part. Comme il n’est pas question de limiter les multinationales de la chimie du propre, la seule solution implicitement suggérée par l’étude, à moins de vivre dans la crasse, est la genrisation du nettoyage, qui devrait désormais être réservé aux hommes.
 

 

Pauline Mille