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Déjà six évêques américains promeuvent la prière de Saint Michel après la messe, en réponse à la crise de l’Église

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Au vu de la crise profonde qui secoue l’Église, plusieurs évêques, dont Mgr Joseph Naumann et Mgr Timothy Dolan, ont demandé à leurs fidèles d’inviter Saint Michel Archange à protéger le clergé catholique. Une micro-révolution, car la prière à Saint Michel instaurée et imposée à la fin de la messe par Léon XIII n’est plus de mise depuis 1964. A la veille de la fête, le 29 septembre, de cet immense archange, déjà nommé dans les livres de Daniel, de Jude et dans l’Apocalypse, Prince des Anges, mais aussi Prince des âmes et défenseur historique de l’Église, qu’on a su aux côtés du jeune David, de sainte Jeanne d’Arc ou encore de sainte Faustine, il est bon de le crier sur les toits !
 
« Qui est comme Dieu ? » signifie son prénom. Personne et surtout pas Satan. Saint Michel, chef et modèle des anges au jour de la révolte de Lucifer, doit le demeurer plus que jamais, alors que les ténèbres s’accumulent au-dessus de l’Église de Rome.
 

Des évêques réclament à leurs ouailles et à leurs prêtres le recours à Saint Michel

 
Cinquante-quatre ans après la suppression de la prière d’intercession à l’archange St Michel de combattre Satan, les évêques catholiques des États-Unis reviennent progressivement à la tradition de réciter la prière après la messe, nous annonce LifeSiteNews. Mgr Joseph Naumann, archevêque conservateur de Kansas City et présidant la Commission des évêques américains pour les activités pro-vie, est le 6ème évêque à avoir fait le pas.
 
Mgr Robert Morlino, de Madison, dans le Wisconsin, l’archevêque Alexander Sample de Portland, Mgr Frank Caggiano, évêque de Bridgeport, dans le Connecticut, l’évêque David Zubik, de Pittsburgh, en Pennsylvanie, et l’évêque Rick Stika de Knoxville, au Tennessee… Tous demandent à leurs fidèles et à leurs prêtres de reprendre la récitation de la prière à Saint Michel Archange, après la messe, en réponse aux dernières révélations sur la crise du clergé dans l’Église.
 
Même le cardinal Timothy Dolan de New York, celui-là même pourtant qui était aux premières loges du très sulfureux gala du MET en mai dernier, a demandé aux catholiques de son archidiocèse de réciter une neuvaine via cette prière du 21 septembre au 29 septembre, jour de fête du grand archange. « Vous étiez tellement à me le dire que j’en ai conclu que cela venait du Seigneur : à savoir que nous devions chercher l’aide de Saint Michel Archange dans la lutte contre l’invasion de l’Église par Lucifer. »
 
« L’invasion de l’Église par Lucifer »… des mots que nous n’avions pas entendus depuis longtemps, dans la bouche de hauts représentants de l’Église, qui ne soient pas « en marge ». Mgr Sample a aussi évoqué une « crise spirituelle et morale, voire une crise de foi (…) au cœur du travail du Malin » qui doit être combattue par « la prière, la pénitence et le sacrifice ».
 

Une « crise spirituelle et morale, voire une crise de foi (…) au cœur du travail du Malin »

 
Il faut savoir que la récitation de la prière à Saint Michel Archange faisait partie des prières léonines que Léon XIII a fait imposer à la fin des messes (comme le Salve Regina). Elles ont cessé d’être obligatoires le 26 septembre 1964, date à laquelle Paul VI, dans son instruction Inter oecumenici, ordonna leur suppression. Padre Pio continuera, lui, de les réciter jusqu’à sa mort en 1968, bien que la révolution liturgique ait eu raison d’elles…
 
Pourtant si Léon XIII l’avait imposée, ce n’était pas sans fondement.
 
Ses secrétaires particuliers, le père Domenico Penchenino et Mgr Rinaldo Angeli en ont chacun témoigné : le 13 octobre (jour marial par excellence) 1884, le Souverain Pontife était en action de grâces, après une messe matinale, quand il eut très manifestement une vision. « Tout à coup, écrit le père Domenico Penchenino, cité dans l’édition italienne d’Aleteia, on l’a vu dresser énergiquement la tête, puis fixer intensément quelque chose au-dessus du célébrant. Il avait le regard fixe, les paupières comme figées, l’air à la fois atterré et émerveillé. Son teint avait changé de couleur, et les traits de son visage n’étaient plus les mêmes. Quelque chose d’étrange, de grand, lui était arrivé.
 
Finalement, comme retrouvant ses esprits, d’un petit coup de main, mais énergiquement, il s’est levé et on l’a vu se diriger vers son bureau. Ses proches s’empressèrent de le suivre. Ils lui murmurèrent : “Saint-Père, ça ne va pas ? Vous avez besoin de quelque chose ?”. Il répondit : “Rien, rien”. Une demi-heure plus tard, il a fait appeler le secrétaire de la Congrégation chargée des rites et, lui tendant une feuille de papier, a demandé de le faire imprimer et de l’envoyer à tous les évêques du monde. Que contenait ce papier ? La prière que nous récitons après avoir invoqué le Prince de la Milice Céleste, implorant Dieu qu’Il repousse Satan en enfer ».
 

La prière à Saint Michel, face à une Église « réduite à son extrémité »

 
Qu’avait aperçu le Saint Père ? Il a pu le confier, plus tard : une horde de démons ricanants et triomphants s’assemblant au-dessus de Rome et investissant la Ville sainte de leur présence maudite. Le blog Saint-Michel-Archange cite, sans que j’aie pu en trouver la source, cette phrase : « J’ai vu la terre comme enveloppée de ténèbres et d’un abîme, j’ai vu sortir légion de démons qui se répandaient sur le monde pour détruire les œuvres de l’Église et s’attaquer à l’Église elle-même que je vis réduite à son extrémité. »
 
Si ce n’est pas la crise de l’Église qui est ici préfigurée…
 
Alors peut-être n’a-t-il pas été interdit aux catholiques de réciter cette prière (le pape Jean-Paul II l’a même recommandée dans son discours de Regina Coeli en 1994), mais sa signification en tant qu’elle était obligatoire et donc nécessaire, a furieusement diminué sa force et son rayonnement.
 
La crise actuelle de l’Église appelle de toutes ses forces un recours accru à cette précieuse défense donnée par le Ciel. Les étendards de l’armée de Charles Martel étaient à l’effigie de Saint Michel. Qu’il en soit de même aujourd’hui, pour une autre bataille, sans doute encore plus décisive.
 
Clémentine Jallais