Guillaume Prévost, secrétaire de l’Enseignement catholique, commentant l’« explosion » du nombre de baptêmes, regrette que, même dans les établissements « catholiques », la « dimension spirituelle » soit « parfois un peu étouffée par la pression éducative ».
Il appelle donc à « déscolariser l’école », c’est-à-dire reconnaître qu’« au moins jusqu’en troisième, notre seul et unique but, c’est de construire des hommes et des femmes debout qui seront après capables de faire des études brillantes, d’avoir des parcours de vie, de créer des entreprises, de faire des enfants ». Et il demande : « Sommes-nous au rendez-vous des besoins des jeunes ? » Et : « Est-ce qu’on leur a permis de rêver ? »
Il demande de raccrocher les crucifix, et plus généralement d’afficher les témoignages de la foi. « S’il y a bien quelque chose qui nous a coûté la confiance des jeunes issus des milieux populaires, c’est notre hypocrisie », dénonce-t-il. Il appelle donc l’enseignement catholique à « être plus profondément chrétien » pour « aller à la rencontre des besoins des jeunes ».











