1,5 million de dollars : c’est la somme que vont pouvoir se répartir des parents qui ont contesté avec succès le refus du district scolaire du Maryland de leur permettre de ne pas faire assister leurs enfants à l’heure de lecture de contes LGBT. L’affaire avait été remportée devant la Cour suprême des Etats-Unis dans une décision de la plus haute importance pour la reconnaissance des droits des parents en matière d’éducation.
Le Becket Fund for Religious Liberty, qui représentait les plaignants dans l’affaire Mahmoud v. Taylor, a rendu publique la somme allouée le 20 février dernier. L’obligation d’indemniser les parents s’accompagne de l’obligation pour ce district scolaire (le plus important de cet Etat américain) d’avertir les parents d’élèves à l’avance lorsque de tels événements sont organisés, et de leur indiquer la marche à suivre pour que leurs enfants n’y participent pas.
Le refus de propagande LGBT au nom des droits des parents
« Les écoles publiques de tout le pays sont prévenues : enfreindre les droits des parents et la liberté religieuse n’est pas seulement illégal, cela coûte cher », a déclaré Eric Baxter, avocat principal chez Becket et avocat principal dans cette affaire, dans un communiqué publié le 20 février. « Cet accord applique la décision de la Cour suprême et garantit que ce sont les parents, et non les bureaucrates du gouvernement, qui auront le dernier mot quant à l’éducation de leurs enfants. »
Les dommages alloués visent à compenser les sommes engagées pour mener cette affaire devant les tribunaux. Trois familles ainsi qu’une association, Kids First, rassemblant des parents et des enseignants, vont en bénéficier.
Mais ce sont plus largement tous les parents des écoles de ce district qui profiteront de leur mobilisation. L’affaire va encore au-delà : puisqu’il s’agit d’une décision de la Cour suprême des Etats-Unis du 27 juin dernier, tous sont en réalité concernés.
Tout avait été déclenché en 2022 par l’annonce d’une série de lectures LGBT proposées aux jeunes enfants du primaire dans plusieurs écoles du Maryland. C’est un groupe de parents chrétiens, musulmans et juifs qui avaient alors saisi les responsables du district en expliquant qu’ils voulaient retirer leurs enfants de ces lectures mettant en scène des « romances » entre tout jeunes enfants du même sexe, ainsi que des transitions de genre et des « gay prides ».
Lectures de contes LGBT dans le primaire : une atteinte à la liberté religieuse
Cela leur avait été refusé de manière d’autant plus insupportable que les lois de l’Etat prévoient le droit des parents d’exercer un tel droit de retrait, en même temps qu’elles obligent les responsables scolaires à tenir les parents informés de ce type de projet.
Ils avaient perdu dans un premier temps devant les juges fédéraux de l’Etat du Maryland.
L’opinion majoritaire de la Cour suprême, rédigée par le juge Samuel Alito, a affirmé que le gouvernement ne peut subordonner le bénéfice de l’enseignement public gratuit à l’acceptation par les parents d’un enseignement qui menace les croyances et pratiques religieuses qu’ils choisissent d’inculquer à leurs enfants.
Le district scolaire du Maryland s’est dit déçu par la décision de la Cour suprême. Il a diffusé nombre de communiqués pour expliquer que la décision complique leur travail quant à la création d’un « système scolaire accueillant, inclusif et équitable ».
En clair, cela veut dire un système scolaire aussi tyrannique qu’idéologique, et qui refuse de reconnaître les droits des parents.











