Viol périscolaire d’enfants : la piste du réseau organisé

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Moins médiatisées que l’affaire Bétharram et que les affaires de mœurs touchant l’Eglise catholique, les agressions sexuelles et viols touchant l’Education nationale, le sport et le périscolaire pullulent. La famille d‘un enfant de trois ans vient de porter plainte contre un animateur d’activités périscolaires d’une école de Paris. L’avocat de la famille y voit l’effet d’un système de recrutement « catastrophique » qui produit un « système ». L’animateur en question, déjà écarté d’une école voisine pour violences sur des enfants, avait bénéficié d’une « seconde chance ». Louis Caillet, l’avocat de la famille raconte : « Dans la première école Saint-Dominique, on parle de 9 animateurs suspendus et une trentaine de plaintes. (…) A priori, on se dirige vers un système de réseau organisé d’animateurs qui se cooptent, qui se recrutent peut-être entre eux. » Ce n’est pas une certitude, seulement une « question ». Une enseignante ajoute : « On dit que l’encadrement est trop genré dans les crèches, qu’il faut intégrer des hommes mais je dis non ! Il peut y avoir des femmes dangereuses mais c’est plus souvent des hommes. Donc toute la petite enfance, des crèches à la maternelle, il ne faut pas d’hommes pour encadrer, pour accompagner des enfants aux toilettes ou pour de soins. » Cela s’appelle de la prudence, cela s’appelle du bon sens. Et cela peut préserver les enfants des prédateurs qui font de l’entrisme dans un système où on les accueille sans contrôle.