L’Algérie vers l’adoption de la loi criminalisant la colonisation

Algérie loi criminalisant colonisation
 

Après plusieurs mois de débat, les députés et sénateurs algériens se sont accordés sur un texte définitif de la loi criminalisant la colonisation française, qui devrait être adopté aujourd’hui. Le texte a été largement amendé, les demandes d’excuses officielles et de réparations financières ayant été retirées.

Par ailleurs, le travail des harkis auprès de l’armée française, que le texte original qualifiait de « haute trahison », est désormais désigné comme « trahison ». La loi prévoit toujours des compensations pour les victimes des essais nucléaires.

Reste cette phrase : « L’Etat algérien œuvre par tous les moyens et outils juridiques et judiciaires dans un cadre qui garantisse la reconnaissance officielle par l’Etat français de son passé colonial. » Qui a comporté des turpitudes, il ne faut pas le nier, mais aussi des grandeurs, et qui a notamment permis la création même de l’« Etat algérien ».

La « célébration » par un Algérien du colonialisme français, c’est-à-dire, du point de vue algérien, en principe, une simple analyse historique, pourrait être punie d’une peine d’emprisonnement allant de cinq à dix ans.