Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé dimanche les gouvernements, les institutions et les communautés à travers le monde à redoubler d’efforts pour combattre l’islamophobie et protéger les musulmans de la discrimination, de l’hostilité et de la violence. Son message marquait la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, célébrée tous les ans par l’ONU, avec les mots-clefs habituels : cohésion sociale, droits de l’homme construction de sociétés pacifiques et inclusives à travers le monde.
« Les deux milliards de musulmans que compte la population mondiale… sont souvent confrontés à une discrimination institutionnelle, à l’exclusion socioéconomique, à des politiques d’immigration biaisées, ainsi qu’à des pratiques de surveillance et de profilage injustifiées », a assuré l’ancien président de l’Internationale socialiste.
L’islamophobie selon Antonio Guterres
Il a poursuivi :
« Ces phénomènes inquiétants sont alimentés par une rhétorique antimusulmane et par une haine manifeste, qui peuvent conduire à des actes de harcèlement et de violence contre des personnes et des lieux de culte.
« Les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour lutter contre les discours de haine, protéger la liberté de religion et combattre la discrimination, notamment en veillant à ce que le droit international des droits humains soit pleinement respecté. »
António Guterres dénonce parfois d’autres types de persécutions religieuses, mais c’est toujours en vrac : antisémitisme, persécution des chrétiens, haine anti-musulmane, etc. Il semble que seul l’islam fasse l’objet d’une sollicitude spécifique de sa part.











