Après celle de Sagunto à Valence, trois confréries de pénitents de Cordoue et d’Albacete viennent de faire l’objet de nouvelles requêtes de la part de l’Institut des femmes lié au ministère de l’Egalité en Espagne en vue de changer leur statut afin de ne plus réserver leur accès aux hommes. L’exécutif socialiste espagnol accentue ainsi son action dans ce domaine en réagissant, dans les trois cas présents, sur des dénonciations individuelles. Clairement, le gouvernement de Pedro Sanchez vise un objectif plus général, note InfoVaticana : revoir le fonctionnement interne des confréries à la lumière des critères d’égalité définis par le pouvoir civil.
Le ministère indique qu’à Cordoue, la confrérie de Notre-Dame des Douleurs est sur la sellette parce qu’elle ne permet pas que des femmes participent comme costaleras en portant des chars de procession (du nom du vêtement porté sur la tête et les épaules qui permet de faciliter cette tâche) et qu’elle interdit également les groupes mixtes. Dans la même province, à Aguilar de la Frontera, la Fraternité du Saint-Sépulcre limite pour sa part la présence féminine à la portion congrue, sans accès aux mêmes droits que les hommes.
A Albacete, c’est la Confrérie du Silence et du Saint Chemin de Croix qui exige une taille minimum pour les costaleros, ce qui, selon le ministère, pourrait impliquer une discrimination indirecte. Car les hommes sont différents des femmes et généralement plus grands, qu’on se le dise sans crainte de se voir taxés de sexisme !











