La préfecture d’Ille-et-Vilaine entend lutter contre le narcotrafic. A cette fin, elle a engagé 17 procédures d’expulsions locatives, au titre de la loi visant à « sortir le France du piège du narcotrafic », qui autorise le préfet à se substituer au bailleur social en cas de trouble grave ou répété à l’ordre public.
Mais ces expulsions ne sont pas du goût de tout le monde, car elle touche des personnes liées au trafic de drogue, mais aussi leurs familles, qui vivent avec elles. Le collectif gauchiste Rennes Sud Mobilisée appelle donc à manifester contre ce qu’il qualifie de « discrimination ».
Mérième et Yannick, membres du collectif, ont été « heurtés ». S’ils ne « nient pas » la réalité des trafics, ils s’indignent toutefois : « Mais ce degré de répression, c’est inédit. On ne peut pas rester sans rien faire. »
Du côté de la préfecture, on leur répond assez justement que, si les procédures ne visent pas les familles, les parents ne peuvent ignorer les agissements de leurs enfants. Mais nos chevaliers blancs de la lutte contre les « discriminations » ne comptent pas en rester là. Un rassemblement a lieu aujourd’hui devant le tribunal judiciaire de Rennes, qui examinera les premiers dossiers d’expulsion.











