En France, depuis la loi Pleven 1972 rectifiée n fois, il est interdit de faire des différences selon la nationalité, le sexe, l’orientation sexuelle, l’ethnie, la religion, la race. En France selon l’habitude des statisticiens surveillés par l’INSEE, il est interdit d’établir des statistiques en fonction des catégories susnommées. Mais l’ARCOM, la toute-puissante (et toute impotente quand elle le veut) Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, s’assied sur ces principes et interdictions. Elle a publié en toute tranquillité, voilà deux ans (c’était passé sous les radars) un rapport « sur la représentation de la diversité de la société française dans les médias ». Il classe sans complexe des personnalités médiatiques, des invités, des intervenants, selon leur couleur de peau, leur orientation sexuelle, le fait qu’ils soient « transgenres », ou « non binaires ». On y apprend par exemple que « dans les programmes d’animation, les personnes non-blanches représentent un tiers des personnes perçues comme positives ». Ou encore que « 35 % des personnes représentées dans une activité marginale ou illégale étaient perçues comme non-blanches ». Voilà qui est précis ! Et que répond Martin Adjari, président de l’ARCOM, quand on lui demande de s’expliquer ? Qu’il s’agit d’un « moyen détourné » permettant de contourner « l’impossibilité de conduire des statistiques ethniques ». Parbleu ! Voilà un bien honnête homme ! C’est Charles Alloncle, l’hyperactif rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, qui a levé le lièvre : on comprend que certains aient intérêt à le faire taire ! En prime, l’hebdomadaire Le Point a noté que l’ARCOM a versé en 2024 28.000 euros de subventions à l’association militante Quotaclimat. Cela ne relève en rien de son objet social et notre confrère remarque en outre que Quotaclimat est une « ONG qui, par idéologie et biais militant, produit de la désinformation ». A cela, le bon M. Martin Adjari n’a rien répondu.











