Elu président en 1981 sous les quolibets d’intellectuels qui ne voyaient en lui qu’un ancien acteur, Ronald Reagan quitta la Maison Blanche après avoir rétabli la puissance économique US et forcé l’URSS à se transformer, sans autre guerre que celle des étoiles : on lui doit la chute du mur de Berlin. En 1999 Bill Clinton vitrifiait les grandes villes serbes : par défi, la population se massait sur les objectifs civils qu’il visait, notamment les ponts. Il en demeure aujourd’hui un mépris et une haine des Etats-Unis qui jettent la Serbie dans les bras de Poutine. En 2003 G.W. Bush attaquait l’Irak sous prétexte de démocratie et d’armes de destruction massive, le transformant en guêpier chi’ite et en vecteur d’islamisme. Au moment de lancer l’opération, le secrétaire d’Etat Donald Rumsfeld entendait ramener le pays, alors prospère, « à l’âge de la pierre ». On voit que Donald Trump n’a pas inventé grand-chose avec ses menaces que relèvent avec gourmandise nos médias. Même si feu le pape François lui a reproché d’être un mauvais chrétien parce qu’il bâtissait plus de murs que de ponts, il n’a pas ciblé plus d’objectifs civils que ses prédécesseurs. C’est la logique des situations qui joue : tout président américain mène la guerre dont les Américains ont l’habitude. Seuls peuvent lui demander des comptes ses électeurs MAGA qui ont cru à ses promesses électorales.











