Les superflics de la brigade financière ont voulu perquisitionner l’Elysée pour y trouver des documents regardant la panthéonisation des grands hommes de la République arc-en-ciel. Mission impossible : l’entourage du président et la Garde républicaine les en ont empêchés : l’article 67 de la Constitution garantit l’inviolabilité des locaux de la présidence. Si nécessaire, pour faire bon poids, un autre article garantit, lui, l’irresponsabilité du président durant l’exercice de son mandat. C’est d’ailleurs souhaitable dans cette foire d’empoigne qu’est devenu l’Etat, où l’autorité se trouve sans cesse bafouée. Mais sur le fond de l’affaire, il est clair que le parquet se pose des questions sur le coût et la gestion de ces apothéoses républicaines qui servent à magnifier, à travers quelques figures choisies pour leurs sympathies révolutionnaires, l’idéologie à la mode – avec l’argent du contribuable qui n’en a strictement rien à cirer. Genre, touche pas à mon pote qui pense bien, et n’oublie pas de payer.











