L’alerte vient d’Angoulême, pas du 9 cube. Le berceau de François Ier était naguère une ville tranquille animée une fois l’an par un festival de bande dessinée. Pourtant c’est là que deux mères ravagées sonnent aujourd’hui l’alarme. Leurs filles, appelons les Maya et Léa, étaient des adolescentes ordinaires de familles ordinaires, plutôt sportives. Puis une blessure, une agression, une soirée joints, un cyber harcèlement, les déstabilisent : elles fuguent. La déchéance commence. Fellations contre shit. Sur place d’abord. Puis en région parisienne, via un réseau internet. Elles tombent amoureuses. Leurs princes charmants venus d’ailleurs, pardon leurs « lover boys », leur demandent de « faire des choses ». Léa va dans les bois, dans les escaliers d’un parking, camée à mort. Son proxénète amateur est mis en prison, elle en hait ses parents, on l’hospitalise. Pour Maya c’est plus long. Elle se retrouve à faire dix à douze passes par jour dans un Airbnb d’Alfortville, à Nice… Elle a fini par consommer quatre grammes de cocaïne par jour. Sa mère raconte : « Ma fille était devenue la poupée blanche des Blacks du Champ de Mars. Elle est devenue leur chose. Ils lui faisaient faire n’importe quoi. »
Eric Dupont-Moretti dirait que c’est un fait divers. Non, justement. Ce type de criminalité s’étend. L’Angleterre a connu l’affaire de Rotherham de 1980 à 2010. Des bandes de Pakistanais ont mis des adolescentes blanches en esclavage sexuel, sans que les responsables britanniques de la sécurité n’osent traiter l’affaire de façon appropriée, de peur d’être accusés de racisme ! C’est le monde renversé. Des bandes de criminels communautaires s’en prennent aux Blanches en raison de leur race, et s’y opposer serait faire preuve de racisme ? En fait, tout le monde aura remis les choses à l’endroit : l’exploitation sexuelle des Blanches est un racisme anti-blanc.











