Alors que le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait promis de mettre fin au scandale de la pédophilie dans le périscolaire, rien n’a changé selon une pétition signée à la fois par des parents inquiets, des enseignants et des professionnels. Elle demande, en attendant les effets hypothétiques d’un « plan » annoncé, des choses simples dans l’immédiat : « qu’aucun adulte ne soit jamais seul avec un groupe d’enfants », « des binômes d’encadrement », sans oublier « l’identification claire des équipes périscolaires » et surtout « une vérification renforcée des antécédents professionnels des personnels encadrant les enfants ». Faut-il s’étonner que Grégoire traîne les pieds ? Il était lui-même responsable du recrutement quand le scandale a eu lieu. Et il semble que la justice parisienne ne soit pas plus animée que lui d’une volonté farouche de changement : lors du procès à huis clos de Nicolas G., 47 ans, qui répond de harcèlement sexuel sur 9 fillettes et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis assortis d’une obligation de soins. Un message très clair de clémence envers les bourreaux, donc un cauchemar annoncé aux futures victimes.











