Le GIEC ne croit-il plus à l’apocalypse climatique ? En fait, ses objectifs sont ailleurs

GIEC plus apocalypse climatique
 

Un rapport validé par le GIEC, réalisé par Detlef P. Van Vuuren et consorts pour l’European Geosciences Union (EGU), indique que les scénarios les plus pessimistes du réchauffement climatique ne se réaliseront pas. Ce document contient également des recommandations sur l’établissement des modèles climatiques, notamment en évitant d’exagérer le calcul du « forçage radiatif », à savoir la différence de bilan radiatif (c’est-à-dire l’énergie reçue réduite de l’énergie perdue par un système climatique donné) induite par un facteur climatique donné, pour reprendre une définition commune de la chose.

En clair, les climato-alarmistes n’annoncent plus l’apocalypse et réduisent leur voilure – mais sans abandonner les appels à la baisse ou à la neutralisation des émissions de CO2. A tout le moins, l’affaire révèle les manipulations délibérées du GIEC, qui aujourd’hui adopte un discours plus rassurant. Après avoir prédit le pire pendant des décennies, on peut imaginer que les besoins énergétiques gigantesques liés au déploiement de l’intelligence artificielle ne sont pas étrangers à ce changement de ton. On note en tout cas que ce revirement révèle l’amplitude d’un mensonge qu’on nous sert depuis des décennies.

On nous explique en fait qu’il faut tenir compte de tous les efforts déjà consentis (à coups de centaines de milliards de dollars et moyennant l’appauvrissement des pays développés qui participent à ces efforts au prix de leur industrie et de leur niveau de vie, faut-il le rappeler) pour expliquer ce scénario revu à la baisse.

 

L’apocalypse climatique prédite par le GIEC repose sur des scénarios exagérés

Je vous en passerai les détails, mais il faut citer un article de Futura Sciences pour éclairer l’affaire. Ce média affirme : « Non, le climat n’est pas “sauvé”. Ce que les climatologues disent vraiment change beaucoup de choses. » Le scénario le plus pessimiste étant ici celui correspondant à l’augmentation exponentielle – c’est-à-dire une augmentation de plus en plus rapide – des émissions de gaz à effet de serre, sans développement ou presque des énergies renouvelables. C’est celui-là qui est rejeté par le fameux article d’EGU, qui, contrairement à ce que certains ont pu en dire, réclame le maintien, voire l’intensification de la course vers le net zéro.

Or les chiffres des émissions des « gaz à effet de serre » d’origine humaine, de 1800 à 2023, montrent que celles-ci ont augmenté de manière rapide depuis 1950 environ et continuent de progresser à des vitesses variables, sans que ces variations ne soient spectaculaires. Il est clair que deux ou trois ans de modération de la hausse, pas plus que la baisse de 2020 ne sont guère significatifs pour l’ensemble.

 

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Bref, à la rectification s’ajoute une nouvelle manipulation. On voudrait nous faire croire que l’homme contient ses émissions de gaz à effet de serre suffisamment pour éliminer les plus grosses inquiétudes du GIEC (alors qu’en réalité, elles progressent plus ou moins tranquillement selon les moments) et qu’il faut absolument maintenir les « efforts » pour éliminer les scénarios les plus inquiétants.

Ce que révèlent ces variations des scientifiques autour de catastrophes annoncées, c’est tout de même que le discours peut changer, malgré les contradictions internes et malgré les changements de perspective choisis à tel ou tel moment selon que l’on veut augmenter ou diminuer la pression sur l’humanité « responsable » de tant de malheurs pour « la planète ».

 

Les objectifs du GIEC n’ont rien à voir avec l’apocalypse climatique

Bien sûr, une rectification d’ampleur, mais soigneusement cadrée, comme celle proposée par l’article de l’EGU, pose aussi la question du suivisme docile des scientifiques reconnus, et le plus souvent rémunérés par le lobby réchauffiste, qui se coulent comme un seul homme dans la voie tracée par le GIEC. Ce faisant ils justifient sans discuter les appels au changement de société et d’économie que celui-ci promeut fondamentalement.

A la racine de tout cela, on observe ainsi une minimisation persistante des facteurs naturels de variations climatiques tout aussi naturelles, dont le réchauffement fait partie. Curieusement, l’article de l’EGU indique l’éruption du Hunga Tonga en 2022 comme un facteur de refroidissement. Or, s’agissant ici d’une éruption sous-marine et donc de l’expulsion d’un panache de vapeur d’eau – qui a un réel effet de serre –, c’est pourtant un réchauffement qu’elle a provoqué. En fait, malgré une augmentation à peu près continue des émissions humaines comme nous l’avons vu, et malgré cette éruption spectaculaire, on observe une baisse rapide de la température de la basse atmosphère depuis 2024. Voilà qui n’est pas raconté dans les médias mainstream

L’important est en effet de maintenir la pression d’une façon ou d’une autre. L’objectif est politique et économique, et même religieux et spirituel, puisqu’il faut à la fois soumettre toutes les nations à des devoirs communs, y compris au détriment de l’homme, et continuer de sacrifier à la planète, à la Terre-Mère.

L’histoire des émissions elles-mêmes est surtout décorative, si l’on peut dire. Peu importe ce qu’il en advient : on peut modifier les exigences en fonction des besoins de telle ou telle politique globale. La vérité n’est pas ailleurs, elle n’a pas d’importance dans ce récit : ce qui compte, c’est ce qu’on raconte.

 

Jeanne Smits