614.000 euros le cornet de glace : autant en emporte le vent…

614.000 euros cornet glace
 

Cela est possible avec le système du 1 % artistique, qui « impose aux maîtres d’ouvrage (décret du 29 avril 2002) de l’Etat et aux collectivités territoriales de réserver 1 % du coût d’une construction pour la commande d’une ou plusieurs œuvres d’art conçues pour le bâtiment considéré ». On oblige nos hommes politiques à se faire aussi bon mécènes que Laurent le Magnifique ou Louis XIV alors qu’ils atteignent rarement le niveau Bouvard et Pécuchet. Dernière catastrophe en date, Christian Estrosi, dit le motodidacte, qui vient de quitter la mairie de Nice, avait financé avec l’argent de ses administrés un « programme d’accompagnement artistique de la ligne Ouest-Est du tramway » à 3,3 millions d’euros. Un gros coup de vent a jeté par terre à la station Ferber un quart de cet effort artistique et financier : un machin de cinq mètres de haut figurant un cornet de glace à trois boules. Loin d’être le pire de l’art contemporain, mais quand même le « symbole criant du gaspillage de l’argent des Niçois », comme l’a tweeté le nouveau maire, Eric Ciotti, qui ne le remettra pas debout. La gauche Vadius et Trissotin est aux quatre cents coups.