Depuis quelques années déjà, des économistes assurent que l’idée de remplacement de l’homme par l’IA est simplement une excuse mise en avant par des responsables des ressources humaines lorsqu’ils décident de licencier du personnel. Qu’il puisse s’agir au contraire d’une réalité devient cependant de plus en plus visible. En 2024, le Bureau américain des statistiques du travail avait identifié 18 professions pouvant subir les répercussions de l’adoption croissante de l’intelligence artificielle. Selon les nouvelles statistiques publiées par le Bureau, ce sont précisément ces 18 professions qui ont vu une chute moyenne de 0,2 % de leurs effectifs entre mai 2024 et mai 2025, certaines montrant même des baisses allant jusqu’à 4,8 %. C’est au moins une première indication, même si pour l’heure, la proportion est faible, le remplacement par l’IA ne permettant pas (encore) de gagner beaucoup d’argent. Il n’y a d’ailleurs pas de raison de penser que leur efficacité et leur rentabilité n’augmenteront pas, alors que le nombre d’Américains pouvant voir leurs tâches automatisées par l’IA pourrait atteindre les 20 millions selon certains chercheurs.











