C’est un incroyable cinéma judiciaire qui montre comment les justices d’Europe se combinent et se conjuguent pour produire toujours plus de laxisme au profit des criminels petits et grands. Mohamed Bakkali a été le logisticien de deux journées d’attentats. Celle de Paris le 13 novembre 2015, qui a semé la terreur et la mort. Il avait fourni planque et véhicules notamment. Il a été condamné par la cour d’assises de Paris à trente ans de prison, assortis d’une période de sécurité des deux tiers. Il s’était occupé auparavant de l’attentat (manqué celui-là) du Thalys entre Bruxelles et Paris le 21 août 2015, qui lui avait valu 25 ans de prison. Citoyen belge, il a été transféré dans une prison belge. Mais en septembre 2022, le parquet national antiterroriste français décide de confondre ses peines à trente ans de prison. Il bénéficie ainsi de la clémence judiciaire française. Mais comme il purge sa peine en Belgique, il est soumis désormais au juge d’application des peines belge, qui va le faire bénéficier de la clémence belge. D’abord, la peine de sécurité n’existe pas en Belgique : il peut désormais bénéficier d’une libération au tiers de sa peine, c’est à dire au bout de dix ans, c’est-à-dire incessamment sous peu. Et, petite cerise sur le gâteau, on lui a donné cinq permissions de sortie depuis 2025. Et le 11 mai, le tribunal d’application des peines lui en a accordé six autres, de 36 heures chacun. Le parquet de Bruxelles se dit contre, mais n’a pas son mot à dire. Bonnes vacances, Monsieur Bakkali ! Et profitez bien !











