Aucun des malfaiteurs pris en flagrant délit à la suite de la nuit d’émeutes dont le PSG a été le prétexte et jugés en comparution immédiate n’a quitté le tribunal pour dormir en prison. Tous sont libres. Les peines prononcées sont dérisoires face aux faits, et à l’intention guerrière que révèlent d’innombrables vidéos, elles sont toujours inférieures aux réquisitions. Cela indique sinon un mot d’ordre, du moins une inclination des juges. Surjouant l’indignation, comme il l’avait fait en 2025 déjà, Macron prétendait en avoir « ras-le-bol » et promettait qu’on serait « intraitable avec ceux qui ont été attrapés ». Le message de la justice est clair : vous pouvez y aller. Cela correspond d’ailleurs à l’opinion dominante de la caste au pouvoir. Mathilde Panot a fait ainsi un numéro contre la police et le gouvernement, coupables selon elle de « maintien du désordre », et d’avoir gâché « la fête et la joie ». Encore est-on habitué avec elle. Plus affligeant – plus révélateur ? – est le lapsus de Laure Beccuau, procureur de Paris. Relevant des « faits de haute gravité », elle y place, en plein direct, « les violences policières », avant d’être rappelée à la réalité et de préciser « les violences commises contre la police » et les gendarmes, qui ont eu 178 blessés. Violences policières ! Ce terme répandu par les révolutionnaires d’extrême gauche et repris par méprise dans la bouche d’un très haut magistrat donne la mesure des ravages mentaux que subissent les prétendues élites.











