Posément interviewés par Frontières, des jeunes ont exposé leur programme de soirée PSG. Le détail en est éclairant. Gagné, perdu, ils s’en fichent, « ça va exploser ». Ils font, comme ils le disent, « la guerre ». Pour quoi ? Pour leur « ville ». Ce sont en quelque sorte des citoyens de la séparation, des séditieux de la Nouvelle France, qui se pose ainsi en anti-France ancienne. Laquelle est représentée par les « keufs », c’est-à-dire la police, qu’ils appellent à « rester branchée », car il va y avoir « de la dinguerie ». Et de rappeler leurs faits d’armes (« l’année dernière on les a eus ») tout en concédant que cette année ils « sont prêts » (les flics). Il y a bien sûr un côté compète et défi adolescents dans ces rodomontades, mais aussi une vraie sécession. Elle est fille du travail de rue de Barack Obama voilà vingt ans : ces « jeunes » ne sont pas ethniquement homogènes, ni religieusement, ils sont bigarrés à tous égards, ce sont des colorés, opposés à la France blanche et chrétienne historique que Mathilde Panot considère comme un fantasme – des guerriers de l’arc-en-ciel, chair à canon de LFI.











