PSG Champion II : déminer l’Etat pour sauver la France

déminer Etat sauver France
 

On l’a vu hier, les émeutes qui ont salué le PSG champion d’Europe sont un phénomène propre à la France : nos voisins ne « fêtent » pas ainsi un match ou le nouvel an. Cette petite guerre profite d’un déni exclusivement français lui-aussi. Depuis la soirée de viols publics de la Saint-Sylvestre 2016, l’Allemagne se méfie de certaines fêtes et certains fêtards. Depuis que le scandale des viols de Rotherham a été connu du grand public, les politiciens britanniques tiennent compte du sentiment populaire. En France, non, l’Etat et la société qui lui est agrégée restent rivés au déni. Toute stratégie pour rétablir l’ordre et sauver le pays doit donc d’abord poser la question de l’Etat : déminer toutes les bombes placées contre une politique de redressement, couper les liens juridiques ménagés par les plus hautes juridictions, administrative, pénale, constitutionnelle et européenne. Un parti patriote qui prendrait le pouvoir en 2027 aurait quelques semaines d’état de grâce pour trancher d’un même coup toutes ces têtes de l’hydre anti-démocratique.

 

PSG champion : une occasion ordinaire de faire la guerre

Les jeunes qu’on interroge avant de partir en soirée d’after PSG Champion l’avouent sans malice. Ils sont en guerre. Contre les keufs. Sans doute sont-ils traversés d’influences et manipulés ici et là (LFI, les Frères musulmans, divers services étrangers ne sont pas les seuls candidats), mais l’essentiel est une population en sécession déclarée, qui agit à la moindre occasion. Sa seule identité est d’être non blanche et non chrétienne, une non-France dressée contre les représentants de la France. Face à cela, les médias déroulent une puissance de propagande énorme pour nous persuader d’une « fête » à peine troublée par quelques incidents (exemple : un seul papier en page 12 du Parisien). Et la plupart des dirigeants politiques restent au diapason. Un Villepin exulte à propos du titre de champion du PSG : « C’est un formidable exemple pour la France tout entière. » Et quand une exception (Retailleau) parle de crise d’autorité « qui ne se résoudra pas sans s’attaquer au désordre migratoire », il répond : « Lier les événements, même quand ils n’ont que peu de choses à voir, c’est une pratique qui relève de l’amalgame. »

 

Sauver la France contre un système bloqué

Le déni est donc total, aujourd’hui comme hier, dans la majeure partie de l’appareil d’Etat, et il est volontaire. La doctrine des dirigeants reste le slogan du centriste Bernard Stasi en 1985 : « L’immigration est une chance pour la France. » La caste dirigeante est décidée à continuer d’appliquer les politiques qui en découlent. Un président patriote qui prendrait le pouvoir en 2027 pourrait être tenté, dans le contexte déjà houleux qu’on doit prévoir, de soulèvement des syndicats aiguillonnés par LFI et toute la gauche, augmenté d’un nombre incalculable d’associations et d’ONG, de choisir la voie technique pour aller plus vite. S’appuyant sur la police, où il a des sympathies, il changerait de doctrine en urgence pour faire la guerre à ceux qui la lui font. Il obtiendrait des succès immédiats. Mais le nécessaire accompagnement judiciaire manquerait. Certains juges pénaux suivraient sans doute, conscients de l’intérêt général et de la loi. D’autres, plus militants, coinceraient. Quant aux juridictions suprêmes de tout ordre, Cour de cassation, Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel et CEDH, elles mettraient toutes crosses en l’air.

 

Déminer d’urgence l’Etat et le système qu’il sert

Là gît le paradoxe de l’affaire. Autant la faisabilité technique permettant de réduire les événements type PSG champion est encore assurée, autant la doctrine pour ainsi dire militaire est simple et d’application relativement simple, autant le volet politique est ardu. A vrai dire, les forces de la révolution arc-en-ciel s’entraînent depuis si longtemps à l’insurrection, stipendiées et encouragées par l’argent public (LFI n’est que la part la plus voyante de tout ce conglomérat de minorités agissantes), qu’il va falloir au président nouveau être vif et adroit. D’autant que, sans surprise, la tête de toutes les hautes juridictions et institutions de l’Etat est aux mains de l’arc-en-ciel et que Macron achève les dernières nominations. Toutes ces élites sont prêtes à et saboter ouvertement la tâche gouvernementale, en faisant la morale au nom des droits de l’homme et de la dignité humaine. Agir sans en tenir compte reviendrait à marcher sur un champ de mines. Il faut déminer l’Etat et le système de toute urgence. Il faut un plan d’ensemble pour déconnecter d’un coup cette machine à nuire en quelques jours. Lequel ? C’est aux spécialistes de s’en occuper – mais c’est sur ce point que doit porter, d’urgence, la réflexion stratégique du camp national.

 

Pauline Mille