La société, l’association néerlandaise d’obstétrique et de gynécologie ainsi que les hôpitaux se sont mis d’accord aux Pays-Bas pour étendre l’accès à l’avortement à la demande, en proposant la mise en place de protocoles facilitant l’intervention dans les hôpitaux entre 22 et 24 semaines de grossesse. L’avortement à la demande est déjà légal jusqu’à 24 semaines au terme de la loi sur l’IVG, mais en pratique, de telles interventions n’ont presque jamais lieu, si ce n’est dans les cas de malformation fœtale ou de risque grave pour la santé ou la vie de la mère. La mise en place de ce nouveau plan-pilote national vise à donner un rôle accru aux hôpitaux de manière à combler cette « lacune » dans l’offre d’avortement pour raisons sociales.
L’association néerlandaise pro-vie, Schreeuw om leven, explique qu’au-delà de la question de la légalité de l’intervention, sur les avortements tardifs Il s’agit bien d’un glissement moral imposé sans débat public au travers d’une modification de pratique professionnelle tacitement imposée. Ainsi, l’élu à la Chambre basse des Pays-Bas Diederik van Dijk a-t-il signalé que le nouveau protocole n’avait même pas été signalé aux parlementaires.
L’avortement à 24 semaines aux Pays-Bas, déjà légal, pas assez pratiqué…
A cela s’ajoute le fait que, à cette date de la grossesse, entre 22 et 24 semaines, on arrive désormais à sauver dans les pays développés 60 % (voire 70 % dans certaines unités) des grands prématurés pesant quelques 600 grammes à la naissance. La loi néerlandaise définit la viabilité de l’enfant à naître à 24 semaines, mais en pratique, les soignants ont tenu compte des progrès des soins néonataux en évitant de pratiquer les IVG après 22 semaines.
L’extension du délai a été justifiée aux Pays-Bas par le fait que des femmes qui se trouvent hors délais dans leur pays, du fait de la limite effective à 22 semaines, se rendent au Royaume-Uni où l’avortement à la demande a continué d’être proposé jusqu’à 24 semaines.











