L’actualité déborde de catastrophes. Il y a les fausses, le changement climatique. Les vraies, mais limitées : l’incendie de notre forêt, désastre et souffrance pour les milliers de personnes qu’il touche. Et puis les terribles, qui affectent toute la France, et plus. Par exemple l’invasion migratoire, la déchristianisation et ce qu’elle amène, avortement, euthanasie, folie de genre – et puis, lié à tout cela, l’effondrement démographique. L’INSEE vient de mesurer une nouvelle baisse des naissances. Comme un vieil orphéon où chacun connaît depuis toujours sa partition, les médias dévident à l’unisson leur explication économique et sociale : il est urgent de remonter aux vraies causes.
Libé lui-même note la baisse des naissances
Signe des temps, Libération lui-même a noté la baisse des naissances en France, je cite : « Entre janvier et juin 2026, quelque 314 000 bébés sont nés, contre plus de 317 000 au premier semestre 2025, selon les données provisoires de l’Insee publiées ce jeudi 30 juillet. Des chiffres dans la lignée du déclin historique de la natalité de ces dernières années. » Le journal du fric arc-en-ciel donne dans la foulée ses « explications ». Il relève à juste titre une « tendance à long terme » et note qu’en « 2025, 644 000 bébés ont vu le jour, soit près d’un quart de moins qu’en 2010 ».
Une vraie cause : la baisse de l’indice de fécondité
C’est encore exact, mais c’est là que la description, et avec elle l’analyse, du phénomène, part en vrille : Libé situe en effet en 2010 le « dernier pic des naissances ». Cette expression nous trompe en suggérant que la situation était alors satisfaisante, ce qui n’est pas le cas. Ce qui compte en effet n’est pas le nombre des naissances mais l’indice synthétique de fécondité, lequel doit atteindre 2,1 par femme pour que les générations se renouvellent – ce qui n’a plus été le cas en France depuis 1974. Cet indice étant aujourd’hui de 1,61 en France, la croissance de la population vivant sur le territoire national s’alimente depuis cinquante ans de l’immigration et de l’allongement de la vie. Et depuis 2025, seule l’immigration demeure « positive », les décès dépassant les naissances.
Plus ça baisse, plus ça baisse, sans qu’on sache si ça remontera
Quant au pourquoi du phénomène, un démographe de l’Université de Strasbourg fait pour Libé deux constats importants : « pour avoir un enfant, il faut être capable de se projeter » et « construire des projets devient de moins en moins évident pour les gens ». Et l’INED, l’Institut national d’études démographiques, a mesuré en 2025 que le désir d’enfant a fortement baissé depuis 20 ans parmi les couples en âge d’en faire. Or plus la natalité baisse, plus la société en fait une norme (jusqu’au suicide, on le voit en Corée), plus le nombre de futurs parents diminue et plus un rebond éventuel devient difficile et long, comme l’explique Maxime Sbaihi, auteur de Les Balançoires vides.
Les fausses causes économiques et sociales
Cependant, lorsqu’ils sortent du constat et des généralités, les grands médias en général et Libé en particulier divaguent. Parmi les facteurs qui tuent le désir d’enfant, ils citent la difficulté à trouver un logement assez grand ou un emploi stable, la crainte de la conjoncture économique ou du réchauffement du climat, et même les canicules « angoissantes ». C’est tout bonnement risible. Si le « manque de confiance dans l’avenir » est en effet déterminant, ces inquiétudes n’en sont pas la cause. Durant des millénaires, ni les famines, ni les pestes, ni les inondations, ni les sècheresses n’ont limité la reproduction. Quand l’Italie ou l’Irlande crevaient de faim, leurs fils émigraient. Plus près de nous, entre 1945 et 1949, ni les villes ravagées, ni le rationnement, ni la précarité n’ont empêché le baby-boom. Et les pays pauvres sont aujourd’hui les derniers à faire des enfants.
Plus de naissances quand on nie l’identité
En revanche, trois facteurs principaux (tous procédant de la révolution arc-en-ciel) dissuadent la France de perdurer, donc de se reproduire. D’abord l’invasion migratoire, moteur d’insécurité et d’appauvrissement d’une part, et de l’autre inspiratrice d’une forte haine de soi. La propagande qui l’accompagne falsifie l’histoire, notamment coloniale, incitant les générations actuelles à haïr et juger celles qui les ont précédées, détruisant même l’idée de lignée. Quant à la législation dite antiraciste, elle répand la peur et affaiblit encore l’estime de soi et l’envie de persévérer dans l’être.
Climat fausse cause, terrorisme climatique vraie cause
Ensuite, si une peur diffuse dissuade de procréer, ce n’est pas la crainte spontanée des canicules, ou de tout autre phénomène météorologique, mais la psychose collective engendrée par le terrorisme mondial de la propagande visant à faire croire que l’homme réchauffe son climat. La lecture du livre Sapiens et le Climat, publié par un monsieur très comme il faut, ni complotiste, ni d’extrême droite, ni même catholique, Olivier Postel-Vinay, suffira à montrer aux plus bouchés que la vie et la reproduction ont traversé par le passé des sautes de climat bien plus fortes qu’aujourd’hui, sans disposer des moyens immenses qui sont les nôtres pour y faire face. Ce qui détourne les jeunes gens d’aujourd’hui de se reproduire, ce sont les sottises mortelles qu’on leur a mises dans la tête.
La déchristianisation engendre la haine de soi et de la vie
Et à cet égard la troisième est la pire : c’est la déchristianisation de la France. La fin d’un grand espoir et d’un grand réconfort qui portaient naturellement les couples qui s’aimaient à continuer ce qui existait. Aujourd’hui, alors que tout est matériellement facile, crèches, congés parentaux, à part certaines niches qui se reproduisent, le citoyen moyen, soumis à la propagande de genre, se demandant s’il est chat, ragondin ou non binaire, ne songe pas à se reproduire. Tout est fait pour lui montrer que la vie n’a aucune valeur, la liberté de tuer les bébés est dans la constitution et celle de tuer les vieillards va entrer dans les faits.
Réarmer la démographie et promouvant la mort : une vraie folie
C’est tout cela qui détruit le désir d’enfant, et Macron, quand il prétend « réarmer la démographie », ne donne pas, hélas, dans le cynisme le plus délirant, mais dans la bêtise la plus crasse, l’aveuglement le plus navrant : il ne voit même pas que la politique qu’il continue et accentue obsessionnellement, l’asservissement de la société française aux objectifs de la maçonnerie arc-en-ciel, est précisément la cause de la dépression et du désespoir des jeunes. C’est elle qui annihile leur désir d’avoir des enfants. Rien de plus logique. Quand, par la repentance décoloniale et l’inquisition écologiste, on fait honte aux Français de ce qu’ils sont, on ne peut leur demander de se continuer. Et quand on promeut la culture de mort, on n’appelle pas la vie.











