Meurtre de Quentin : l’enquête accable la Jeune Garde, Arnault et Favrot

Quentin enquête Jeune Garde
 

Sur le meurtre du jeune nationaliste Quentin Deranque (on devra peut-être bientôt dire assassinat), Boulevard Voltaire a mené une remarquable enquête qui établit la responsabilité du groupe de nervis d’extrême gauche « la Jeune Garde » fondé par le député LFI Raphaël Arnault. En particulier de l’assistant parlementaire (au moment des faits) de celui-ci, Jacques-Elie Favrot. Le mensonge odieux des médias qui camouflent cette responsabilité éclate au grand jour. Trois choses sont établies. 1. Les agresseurs venaient de Sciences Po où ils soutenaient Rima Hassan. 2. Leurs actes et leurs déclarations indiquent l’intention de tuer. 3. Leur mode opératoire n’est pas accidentel ni isolé, un précédent lynchage le montre. « L’antifascisme » tue, c’est volontaire et organisé.

 

Favrot et la Jeune Garde réunis à Sciences Po

Neuf militants d’extrême gauche qui faisaient partie du service d’ordre informel de la conférence tenue à Sciences Po Lyon par le député insoumis Rima Hassan ont tué le 12 février dans la rue Quentin Deranque. Ils sont aujourd’hui en détention provisoire, inculpés de meurtre en réunion avec armes par destination. Quoique Jean-Luc Mélenchon ait toujours dit grand bien de la Jeune Garde (aujourd’hui dissoute) et qu’il ait gardé sa confiance à son fondateur, Raphaël Arnault, LFI a tenté de faire croire, par médias interposés, que les agresseurs de Quentin n’avaient rien à voir avec la conférence de Rima Hassan à Science Po. Or le groupe de Jacques Elie Favrot a bien été identifié et localisé 6, rue du Professeur-Charles-Appleton, à dix mètres de Sciences Po avant de partir en expédition. Précisément, selon une source proche de l’enquête, « les antifascistes, auteurs du lynchage de Monsieur Quentin D, ont d’abord repéré son groupe. Ils sont ensuite retournés aux environs de Sciences Po afin de s’équiper de cagoules et de gants coqués ».

 

En 2024 déjà, Arnault, Favrot et la Jeune Garde avaient leur mode opératoire

Cela, Boulevard Voltaire l’a révélé le 16 juillet, sans que cela intéresse beaucoup la grande presse. Le secret de Polichinelle que les médias tentaient de masquer (le lien direct entre LFI et les tueurs) était prouvé. Puis, le 9 août, notre confrère est allé beaucoup plus loin. D’abord, son enquête documente un précédent accablant datant de 2024 pour la Jeune Garde, que dirigeait alors Raphaël Arnault en personne. S’y distingue déjà son bras droit Jacques-Elie Favrot, qui n’était pas encore son attaché parlementaire : le visage masqué, il frappe à plusieurs reprises une victime au sol, aidé d’un complice armé d’une matraque. Le mode opératoire était en gros le même : repérage de militants identitaires attablés dans un bar, charge en groupe et passage à tabac d’une victime au sol isolée. La Jeune Garde était bien rodée.

 

Enquête : images et témoins du meurtre de Quentin

Quant au meurtre de Quentin proprement dit, l’enquête est accablante. Jacques-Elie Favrot, sur les images vidéo, gesticule, lève les mains au ciel. Les enquêteurs les ont analysées. Il s’agit selon eux d’une « attitude victorieuse ». Les témoignages recueillis sont accablants. Un quidam effrayé signalant l’état de Quentin aux agresseurs, ceux-ci répondent : « On a le droit, c’est des nazis ! » Un autre témoin a entendu Lélio L., déjà compagnon de Favrot lors du lynchage de 2024, crier, durant la charge contre le groupe de Quentin : « Tuez-les ! » Un autre assure aux enquêteurs : « Ils leur donnaient des coups pour les tuer. »

 

Enquête : l’autopsie atroce de Quentin

Ces témoignages, le rapport d’autopsie, auquel a eu accès Boulevard Voltaire, les confirme. En ôtant la capuche sanglante de Quentin, les médecins de l’hôpital Edouard-Herriot découvrent que son crâne a été fracassé et que le cerveau apparaît à l’arrière. « La dure-mère a été arrachée » (la couche qui protège le cerveau, située sous l’os crânien NDLR). Cela dit la force des coups. Outre les coups de pied, les traces de gants coqués sont visibles sur la tête de la victime qui présente plusieurs séries de bosses incurvées. Ces détails caractérisent « la volonté de tuer ». Un médecin légiste habitué des dossiers d’agression violente commente : « Donner un coup avec un gant coqué sans vouloir donner la mort, c’est comme étrangler quelqu’un en expliquant qu’on ne veut pas le tuer. Il en va de même des coups de pied dans la tête. »

 

Le meurtre de Quentin d’une sauvagerie inouïe

D’autres détails illustrent l’état d’esprit des agresseurs, quel(s) que soi(en)t le ou les meurtriers. La force des coups a déplacé le cerveau. La tempe droite a été brisée par un seul choc. Le corps est éraflé parce qu’un agresseur l’a traîné par les pieds une fois inerte. L’un d’eux était si acharné que, visant mal, il s’est blessé le pied en cognant le bitume. Tout le corps est couvert d’ecchymoses. Un coude est déboîté. Le visage lui-même porte une trace de semelle. Quentin était dans un tel état que, quand les médecins ont tenté l’opération de la dernière chance pour lui implanter une dure-mère artificielle, au premier coup de scalpel la boîte crânienne s’est vidée de son sang.

 

Favrot et la Jeune Garde inhumains jusqu’au bout

Les meurtriers avaient conquis le champ de bataille. Ayant frappé pour tuer, ils étaient seuls, en dehors des passants qu’ils avaient refusé d’écouter, à mesurer l’urgence qu’il y avait à hospitaliser leur victime. Ils refusèrent aussi, leur forfait commis, toute assistance à celui qu’ils mettaient en danger. Sans doute, l’autopsie le prouve, le sort de Quentin était-il scellé, nul soin ne pouvait plus le sauver, mais, n’étant pas médecins, ils l’ignoraient, et l’humanité la plus élémentaire leur imposait de lui porter secours. Ils n’en firent rien. Une jeune antifa toucha même négligemment le corps inerte de son pied, la vidéo l’atteste.

 

Arnault, Mélenchon, intouchables grâce aux médias

Puis, tous ne pensèrent plus qu’à échapper aux recherches. Jules P., meurtrier présumé, changea intégralement ses vêtements. Les antifa lui ont appris cette technique pour qu’on ne le reconnaisse pas sur des vidéos souvent prises de loin. Dimitri V. se rase la barbe, et couvert par sa petite amie et sa mère, part débroussailler leur maison de campagne. Pendant ce temps, LFI et les médias, ressassent l’histoire d’un Quentin rentré chez lui inconscient de la gravité de son état, et mort quasiment de sa faute, par sa propre erreur de jugement. A vomir. Si tels sont les faits, il faut que Favrot, Arnault, la Jeune Garde, et leur protecteur suprême Mélenchon soient tous lourdement punis par la justice.

 

Pauline Mille