Les mineurs demandeurs d’asile aux Pays-Bas trois fois plus violents que leurs aînés

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C’est un média public qui l’affirme, au terme d’une enquête sur le terrain : dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile (les « AZC ») de la province d’Hollande du Nord aux Pays-Bas, ce sont surtout les mineurs isolés qui se livrent à des actes violents. NHNieuws constate ainsi que les disputes, les affrontements en bande et les attaques au couteau qui se sont multipliés ces derniers mois dans les centres impliquent plus souvent qu’à leur tour de très jeunes réfugiés.

S’agissant d’un média public, on ne sera pas étonné de son insistance sur les difficultés auxquelles sont confrontées ces jeunes : comme le dit un collaborateur autochtone d’un AZC, leur âge ne leur assure pas un traitement plus rapide de leur dossier, ils sont dans l’incertitude sur leur avenir « dans une phase importante de leur vie ». « Pour beaucoup, le séjour dans un lieu d’accueil représente un défi tout particulier », assure Jori Faber.

 

Les mineurs demandeurs d’asile spécialises des actes violents verbaux et non-verbaux

Et les conflits éclatent entre deux promenades en fatbike mis à disposition de ces messieurs, malgré la présence d’animateurs 24 heures sur 24 assurée dans la mesure où les demandeurs d’asile sont mineurs. Chez leurs aînés, la proportion d’incidents violents n’augmente pas, même si leur nombre absolu croît avec l’arrivée de nouveaux clandestins. Chez les mineurs, raconte un animateur, il y a certes des jeunes hommes qui ne posent pas de problèmes. « On y voit aussi des jeunes qui ne veulent rien savoir. Et souvent, les choses vont de travers » – et ce dans tous les centres accueillant des mineurs.

Les chiffres sont parlants : l’an dernier 11 % des majeurs accueillis par l’organe central des demandeurs d’asile (COA) étaient impliqués dans un incident (un chiffre qui serait comparable selon l’article à ce que l’on constate dans la population en général mais en tenant compte de la présence prépondérante d’hommes majeurs mais plutôt jeunes !), contre 29 % des jeunes accueillis dans les centres pour mineurs. Près d’un sur trois !

On apprend par la même occasion que 3 % des hommes sont soupçonnés d’une infraction pénale grave contre 8 % des mineurs.

 

Un média public des Pays-Bas constate la violence des mineurs demandeurs d’asile

Le COA a répondu à l’article par le biais d’un communiqué qui est un véritable modèle d’utilisation d’éléments de langage lénifiants : « Nous prenons toujours les incidents au sérieux. La sécurité des résidents, du personnel et des riverains est notre priorité absolue. Sur nos sites, nous nous efforçons en permanence de prévenir les incidents, notamment par le biais d’un accompagnement, d’une surveillance et d’une collaboration avec les communes, la police, les établissements d’enseignement et d’autres partenaires. Lorsque des résidents enfreignent les règles, le COA peut prendre des mesures adaptées à la nature et à la gravité de leur comportement. »

« La sécurité est notre priorité absolue »… Combien de fois n’a-t-on pas entendu cette phrase – et toujours quand les choses vont mal. Seraient-ils, au choix, naïfs, inefficaces, ou complices ?

 

Anne Dolhein