Cela se passe dans le Bas-Rhin. Une récente circulaire du directeur académique des services de l’Éducation nationale y invite les directeurs d’écoles maternelles à rendre plus difficile l’octroi de dérogations aux parents qui veulent garder leurs enfants à la maison l’après-midi pour faire la sieste. C’est pourtant une étape essentielle de la journée des tout-petits, à l’âge où l’école est aujourd’hui obligatoire, c’est-à-dire dès 3 ans.
Un dépliant a été rédigé à l’attention des parents sous le titre « La sieste à l’école, un temps essentiel pour bien grandir et bien apprendre ». Ils ont inventé la collectivisation du sommeil…
Rester à la maison l’après-midi pour faire dodo ne se fera désormais que sur avis du directeur d’école et sous réserve de l’accord de l’inspecteur de l’Éducation nationale. Cette mesure doit être justifiée par les « besoins spécifiques de l’enfant » et s’appliquer uniquement de manière transitoire.
Des maires se sont élevés contre cette nouvelle obligation qui dépasse le cadre de la loi sur l’école obligatoire à 3 ans. C’est un casse-tête pour les familles, les assistantes maternelles et autres, souligne-t-il.
Non, c’est un symptôme de plus de l’intolérable emprise de l’État sur l’éducation des enfants, au mépris des droits premiers des parents. La solution est double : revenir sur l’école obligatoire à 3 ans, en finir avec l’emprise de l’Éducation nationale, qui n’est même pas capable d’apprendre à tant de jeunes à lire, à raisonner et à compter en 15 ans.











