Mullally, évêque anglicane vedette de l’arc-en-ciel

 

L’évêque, et même l’archevêque en titre de Cantorbéry, Sarah Mullally, deuxième personnage de l’Eglise anglicane derrière le roi Charles III, connue pour être très muslim-friendly, c’est un euphémisme, vient encore de faire parler d’elle, par une bourde monumentale : elle avait remis un prix de la coopération inter-religieuse à un admirateur de feu Oussama Ben Laden, chef du groupe terroriste islamiste Al-Qaïda, avant de le lui retirer. Cette dame, qui a été reçue récemment par Léon XIV, est en fait une vedette de l’arc-en-ciel, aux deux sens du terme : pour le système médiatique, c’est une star, et en vocabulaire militaire, c’est une éclaireuse de pointe de la révolution mondialiste.

 

« Evêque » anglicane, elle décore un islamiste !

L’anecdote vaut d’être racontée, elle est si caricaturale que le militant britannique identitaire Tommy Robinson s’est écrié : « J’aurais aimé que ce soit une blague ! » Le 11 septembre, pour le 25e anniversaire des attentats de New York, Sarah Mulally, archevêquesse de Cantorbéry, a remis solennellement lors d’une cérémonie à Lambeth Palace à Londres, siège de l’Eglise d’Angleterre, un prix « pour la réconciliation et la coopération interreligieuse » à Hafiz Tahir Ashrafi, président du Conseil pakistanais des Oulémas, formé de juristes et religieux musulmans. Elle n’avait apparemment pas noté qu’en 2007, après l’anoblissement de l’écrivain Salman Rushdie par Elizabeth II, Hafiz Tahir Ashrafi avait lui-même honoré Oussama Ben Laden au nom du Conseil des Oulémas en déclarant : « Nous sommes heureux de décerner le titre de Saifullah, qui signifie épée d’Allah, à Oussama ben Laden après la décision du gouvernement britannique de conférer le titre de Sir à Rushdie le blasphémateur. »

 

Sarah Mullally, symptôme d’une maladie maçonnique

On se souvient que les attentats du 11 septembre sont attribués par la majorité des observateurs à Oussama Ben Laden. Cet éloge a donc été opportunément rappelé par la presse conservatrice britannique et Sarah Mullally, vedette de cette nouvelle bourde, a retiré son prix au récipiendaire devenu d’un seul coup brebis galeuse. On pourrait se contenter de sourire du cafouillage s’il n’était représentatif d’un vaste mouvement politique qui ne touche pas seulement l’église anglicane mais le Vatican, les chefs d’Etat occidentaux et les institutions internationales, mouvement qui vise moins le syncrétisme que la mise au pas des grandes religions sur un socle commun minimal et leur exploitation par une gouvernance mondiale en voie d’installation – les religions étant considérées comme des représentantes modératrices des communautés appelées à vivre ensemble dans l’empire arc-en-ciel.

 

Vedette anglicane du dialogue inter-religieux

Sarah Mullally est, comme on dit à tort, progressiste : elle est pour le progrès de l’avortement, le progrès de l’homosexualité et de la débauche, le progrès de la folie du genre. Inutile de rappeler au lecteur qu’elle n’est nullement évêque, faute de succession apostolique, mais pour tout le monde ou presque, elle en tient lieu, et elle en occupe la fonction, avec l’apparat, la dignité et la puissance médiatique que cela confère à une femme sous-chef de l’Eglise anglicane. C’est une vraie vedette. Des évêques catholiques et des cardinaux ont assisté à son intronisation, avec toute la componction requise, aux côtés de dignitaires musulmans et orthodoxes dans la cathédrale volée à l’Eglise par le roi consommateur de femmes Henry VIII. Et Léon XIV, même s’il juge « la voie vers la pleine communion… difficile à discerner », l’a reçue officiellement au Vatican, comme tous ses prédécesseurs depuis Paul VI.

 

A la recherche de l’islam arc-en-ciel

Il se dessine depuis une vingtaine d’année un mouvement de convergences des « grandes religions » : l’expression est de Nicolas Sarkozy qui leur assignait la mission de « civiliser la politique de globalisation ». Il a disserté sur la question en visite à Riyad chez le roi d’Arabie saoudite en 2008, et l’a théorisée sous le nom de laïcité positive, par laquelle le pouvoir politique organise le vivre-ensemble des communautés grâce à l’appoint spirituel des religions, selon la tradition maçonnique. C’est dans cet esprit qu’en France a été fondé le CNMF, que Charles III s’engage résolument en faveur de l’islam en Grande-Bretagne (en même temps qu’en faveur de l’arc-en-ciel), ou que Mohamed Ben Salmane est soutenu en Arabie saoudite malgré des méthodes peu démocratiques, parce qu’il conduit une réforme de l’islam mondialo-compatible.

 

Abou Dhabi et le bastringue arc-en-ciel

C’est dans cet esprit qu’a été rédigée la déclaration interconfessionnelle d’Abou Dhabi sur le changement climatique en novembre 2023, signée par les plus hautes autorités musulmanes, les patriarches de Moscou et Constantinople, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, et une flopée de bouddhistes, sikhs, hindous, anglicans, protestants, etc. Elle prétend « mobiliser l’influence collective des représentants religieux, des communautés et des institutions pour inspirer l’humanité ». Et c’est dans cet esprit qu’avait été signée, toujours à Abou Dhabi, quatre ans plus tôt par le pape François et l’imam de la grande mosquée du Caire Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, le Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune.

 

François, vedette de l’indifférence religieuse

Le pape François et la plus haute autorité de l’islam sunnite y donnaient leur définition commune de la liberté religieuse : « La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. » François se disait ainsi berger d’un troupeau comparable en dignité à d’autres troupeaux et d’autres bergers, sans que la religion catholique n’ait de vérité ni de dignité particulière, aux yeux de Dieu ni aux siens. Ainsi, chaque religion, débarrassée des miasmes du passé pouvait concourir à la paix sur la terre.

 

Credo arc-en-ciel : climat, diversité, humanité

C’est aussi dans cet esprit que, lors de sa visite en Indonésie de 2024, premier pays musulman du monde où les catholiques forment moins de 3 % de la population, François a signé avec le grand imam local une déclaration sur le climat, problème systémique fédérateur de l’arc-en-ciel, dans le cadre du « dialogue inter-religieux » et du « respect mutuel », sur le thème « Nous sommes de différentes religions mais nous n’avons qu’un seul Dieu ». Le pape a parlé aux jeunes de toute confession venus l’écouter de « dialogue, écoute, identité, appartenance, accord en matière d’éducation, culture de la rencontre, monde meilleur, nouvel humanisme », mais jamais de Jésus, d’incarnation ni de rédemption. Et dans la bénédiction finale qu’il a donnée, il a ostensiblement évité de faire le signe de la croix.

 

Mullally, évêque identitaire, vedette mondialiste

Le dialogue inter-religieux est donc explicitement et officiellement un projet politique humaniste, visant, à travers quelques thèmes globaux chers à l’arc-en-ciel, le climat, la diversité des identités, etc., à établir une pratique idéologique et politique commune de l’humanité. Sachant que l’humanisme est l’un des dadas de la franc-maçonnerie. C’est dans cette entreprise que Sarah Mullally joue son rôle de vedette. Avant d’être une bourde, le prix donné à l’islamiste lui avait été très sérieusement remis pour son « soutien de longue date aux minorités religieuses au Pakistan, en particulier à la communauté chrétienne ». Le christianisme de Mullally, comme celui de François, est identitaire, elle représente une communauté dont l’identité se caractérise par la défense des droits humains et de l’état de droit, le progrès antiraciste, climatiste, anti-homo-et-transphobe, bref, elle est évêque de la communauté arc-en-ciel britannique, et la représente au sein du mouvement pour la paix par la gouvernance mondiale.

 

Pauline Mille