L’audiovisuel public informe mal mais il se défend bien. Etrillé par le rapport Alloncle, il joue son va-tout pour éviter d’être dissous après 2027. Une seule voix doit subsister, une seule voie, la gauche, pour la prochaine présidentielle, et c’est sans surprise que les syndicats de France Inter ont exclu Charles Sapin, rédacteur en chef de Valeurs actuelles, de leur grille de programme, où il aurait occupé deux minutes le dimanche matin. Mais certains rêvent d’aller plus loin. Sylvain Bourmeau, ancien du Matin, de Libé, des Inrocks, producteur à France Culture pendant 27 ans, ancien prof associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, patron du journal en ligne AOC, pilier de la bonne conscience bobocrate parisienne, propose d’interdire l’espace public à « certaines idées ». Il a déclaré à Marianne : « Il est inacceptable de donner la parole à des partisans de la théorie du grand remplacement. » Ce n’est qu’un début. En 2013, il traitait les opposants au « mariage » pour tous de « racistes » et de « sexistes ». Le romancier Patrick Besson s’étonnait : « Il a oublié antisémite, on se demande pourquoi. » Or ce sont des délits, comme Bourmeau se plait à le rappeler. Il faudra sûrement interdire les catholiques. La Pravda a besoin de petites mains pour dresser des listes de proscriptions. Sylvain ferait très bien l’affaire.











