Cela n’aura pas duré trop longtemps. C’était une rentrée sans réforme mais non sans grève. Les lycéens font grève, les fonctionnaires font grève, et certains professeurs avaient commencé un peu avant, à Noisy (le Grand), à cause d’une classe qui n’était pas composée selon leur souhait. Le proviseur du lycée Flora-Tristan a eu l’idée de concentrer les redoublants des classes de terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) dans une seule classe de trente-deux élèves. Il pensait qu’aucun ne serait humilié face à ses copains et que les professeurs adapteraient facilement leur pédagogie face à des élèves de même niveau. Il avait tort et diverses équipes éducatives et syndicats divers, CGT en tête, ont déchiré sa décision « pédagogiquement et socialement aberrante », résultat d’un arbitrage « stigmatisant voire discriminatoire ». Une telle sottise est au fond un acte de charité : quand il paraîtra devant le Souverain Juge avec son bilan, Macron pourra toujours dire : oui, mais je devais faire partout en France avec ces gens-là…











