Les liens entre des ONG humanitaires et le terrorisme ne sont pas neufs. On se rappelle qu’Israël avait accusé des membres de l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) d’être membres du Hamas et d’avoir participé à l’attaque du 7 octobre 2023. Malgré des dénégations initiales, deux enquêtes ont été menées, dont l’une par l’ONU elle-même, et l’UNRWA s’est séparée de 10 de ses membres, dont deux morts, effectivement impliqués. Cette fois le scandale est moins grand mais a lieu en France. Deux membres de l’association Baraka en Gironde, deux frères, et la présidente d’Ensemble CMieux à Saint-Etienne, ont été interpellés le 29 septembre dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes ». Ils ont été mis en examen 3 octobre, pour « financement d’entreprise terroriste, en l’occurrence le Hamas (et) abus de confiance en bande organisée ». Les prévenus, qui sont présumés innocents, auraient ainsi fait passer 2 millions de dollars en six ans au Hamas, selon le Trésor américain qui les a dénoncés à la France.











