Depuis quelques années, les milieux académiques sont le théâtre d’une gigantesque chasse aux « biais », c’est-à-dire aux erreurs d’observation commises par un individu ou une étude sous l’effet de son idéologie ou de sa position. Un étudiant de l’Oregon State University vient d’en être victime alors qu’il avait écrit dans son mémoire de fin d’études, après un cycle d’été de huit semaines, qu’il existe deux sexes. Le professeur a estimé que le travail contenait de nombreux exemples de propos jugés transphobes et que certaines affirmations étaient « très transphobes ». Le rapport indique également que les opinions exprimées n’étaient pas conformes aux valeurs du College of Education et de l’université. Il en a informé la hiérarchie et transmis le cas à « l’équipe de réponse aux biais ». Malgré les efforts de Donald Trump, l’arc-en-ciel a la peau dure dans l’université américaine. Constater qu’il existe deux sexes n’est plus une évidence de bon sens que la biologie confirme, mais un « biais » !











