Anneke Veenhoff (parti de la Gauche verte) et Anke Bakker (parti animaliste), élues du conseil municipal d’Amsterdam, ont réussi à faire adopter une mesure interdisant la publicité pour les produits propres à un « style de vie à fortes émissions de CO2 ». Elle est entrée en vigueur au 1er mai et fait de la capitale économique néerlandaise la première grande ville au monde à réglementer ainsi l’affichage commercial au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.
Amsterdam a beau se montrer tolérante envers à peu près tout, depuis la prostitution en vitrine jusqu’à la vente de cannabis, de hashish et de bonbons psychoactifs, elle se montre ultra-puritaine en ce qui concerne les Big Macs, le tourisme exotique ou les voitures à essence.
La viande est dans le viseur, en même temps que tout ce qui fonctionne à l’« énergie fossile ». Exeunt donc les pubs des compagnies aériennes et les photos des destinations lointaines, et toutes les viandes possibles, y compris les « viandes de poisson », devenues haram en termes de réclame : on ne les verra plus sur le domaine public ou dans le cadre des transports en commun. Seuls les espaces privés pourront les mettre en scène, sans quoi les Burger King et autres kebabs ne pourraient même plus afficher leurs menus !
La mesure existait déjà depuis 2020 concernant les énergies fossiles, mais n’était pas assortie d’amendes, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, alors que l’interdit est étendu aux viandes. Mais pas aux produits laitiers ou aux œufs, comme les militantes vertes l’auraient voulu…
Ce qui commence sur les écrans finit dans les assiettes. Demain, Amsterdam sera-t-elle vegan, avec une police de la fourchette ?











